La scène politique ivoirienne connaît un nouveau rebondissement à quelques semaines de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025. Deux figures du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), Dahi Nestor et Blaise Lasm, viennent d’être placées sous mandat de dépôt et déférées à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA).
Des auditions qui tournent à l’incarcération
Convoqués par la justice ivoirienne, les deux responsables ont été entendus longuement à la préfecture de police avant leur présentation devant un juge. À l’issue de cette procédure, la décision est tombée : leur détention préventive à la MACA a été ordonnée. Selon les premières informations, ils sont poursuivis dans le cadre d’enquêtes liées à leurs activités politiques et à des prises de position publiques jugées sensibles par les autorités.
Une troisième cadre toujours entendue
En parallèle, Marie Odette Lorougnon, vice-présidente du PPA-CI, également convoquée dans le même dossier, restait encore en audition au moment de la décision de justice concernant ses camarades. Son sort devrait être fixé dans les prochaines heures, selon les avocats du parti.
Un contexte politique explosif
Ces arrestations interviennent dans un climat de haute tension politique. Plusieurs figures de l’opposition, dont Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam, ont été recalées de la liste électorale, nourrissant des accusations de « manœuvres politiques » destinées à museler la contestation.
Le déferrement de Dahi Nestor et Blaise Lasm risque d’accentuer les critiques contre le pouvoir, accusé par les militants du PPA-CI de vouloir neutraliser ses adversaires à l’approche du scrutin présidentiel.
Réactions attendues
Du côté du PPA-CI, une mobilisation est en cours pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « harcèlement judiciaire ». Plusieurs organisations de la société civile et observateurs internationaux suivent de près cette affaire, craignant une montée des tensions à quelques semaines du vote.































