À travers une publication sur les réseaux sociaux, l’animatrice a exprimé son profond désarroi face à cette tendance qu’elle perçoit comme un « renversement des valeurs » et un glissement dangereux du divertissement vers l’hostilité.
De la « DISTRACTION » à la « DESTRUCTION »
Konnie Touré, figure respectée de la radio et de la télévision, a choisi une formule choc pour interpeller l’industrie culturelle : « Quand DISTRACTION devient DISSTRACK. »
Elle déplore que les espaces de créativité comme le Rap, la Télé ou l’Humour soient devenus des « théâtres d’hostilités ». Son analyse est sans appel :
« Dans le jeu social actuel, la toxicité est devenue plus performante que l’excellence. DISTRACTION est devenue DESTRUCTION, ko Disstrack. C’est le renversement des valeurs. »
Pour l’animatrice, cette mode des règlements de comptes publics s’accompagne d’une dangereuse confusion morale et sociale : « On glorifie l’irrespect. On confond insolence et courage. On prend la vulgarité pour de la personnalité. »
Un « Bas-de-GAMME » qui trahit le « Génie »
Face aux arguments des puristes qui défendent le disstrack comme étant la règle du « Game » (le jeu), Konnie Touré rétorque avec ironie : « Et ben moi je trouve que c’est bas-de-GAMME. »
Elle insiste sur le fait que l’exposition médiatique et le bruit ne doivent pas être confondus avec le talent et la substance, rappelant que « être Bruyant ne veut JAHIN dire être Brillant. »
Son message est un appel vibrant à la responsabilité et à l’élévation du niveau dans la culture ivoirienne :
« Alors, de grâce, ne gaspillons pas notre génie à nous salir nous-mêmes. […] SVP, relevons un peu le niveau ! La culture mérite mieux… et nous aussi. »
Le Respect, une Valeur Intemporelle
Se positionnant comme une voix de la « vieille école », Konnie Touré réaffirme l’importance des fondations : « le respect lui, ne prend pas de ride, il reste une valeur à jamais immodable. »
Elle conclut en rappelant que, lorsque l’agitation et le bruit des clashes se seront estompés, seule l’œuvre constructive restera dans l’histoire : « l’histoire ne retiendra que ceux qui auront construit. Et ceux qui n’auront que détruit… finiront par disparaître dans le bruit qu’ils ont eux-mêmes créé. »
Cette sortie de Konnie Touré, très relayée sur la toile, vient alimenter le débat récurrent sur les limites de la liberté d’expression artistique et l’impact moral des contenus produits sur la jeunesse ivoirienne.































