Antananarivo, Madagascar – La crise politique à Madagascar a basculé dans une nouvelle phase de déstabilisation avec l’annonce, par des militaires mutinés, de la nomination d’un nouveau chef d’état-major des forces armées. Cette proclamation intervient au moment même où le sort et la localisation du Président Andry Rajoelina restent incertains.

Un commandement militaire contesté
Alors que la tension monte suite à d’importantes manifestations populaires et au ralliement de contingents militaires au mouvement de contestation, ces soldats mutinés ont désigné le général Demosthene Pikulas pour prendre la tête de l’armée.
Cette action représente une contestation directe de l’autorité du Président Rajoelina et de son gouvernement. Les militaires en rupture ont affirmé avoir pris le contrôle des forces armées (terrestres, aériennes et navales), appelant les troupes à refuser tout ordre de répression contre les manifestants.

L’incertitude plane sur le Président
L’aggravation de la situation coïncide avec le statut d’introuvable du Président Andry Rajoelina.
- Rumeurs d’exfiltration : Plusieurs médias internationaux ont rapporté que M. Rajoelina aurait été exfiltré par un avion militaire français le 12 octobre, suite à un accord avec Paris, information qui n’a pas été confirmée officiellement.
- Silence des institutions : Aucune communication officielle n’a été faite concernant sa localisation ou son état, alimentant les spéculations de fuite vers La Réunion ou Dubaï.
L’absence du chef de l’État et la division au sein de l’appareil militaire plongent Madagascar dans une situation d’instabilité extrême, faisant craindre une escalade des violences. Le pays attend désormais une intervention des médiateurs régionaux ou une clarification de la part des forces armées.































