La nouvelle est tombée comme un couperet : la Cour constitutionnelle a tranché. La candidature de Laurent Gbagbo pour la présidentielle 2025 est officiellement rejetée, tandis que celle de son ancien vice-président exécutif, Ahoua Don Mello, est validée. Une décision qui rebat totalement les cartes de l’échiquier politique ivoirien et plonge le PPA-CI dans une polémique inédite.
Gbagbo écarté, le choc d’un camp
Pour les militants du PPA-CI, la douche est froide. Depuis des mois, le parti répétait qu’il n’existait ni plan B, ni plan de précaution : seul Gbagbo devait incarner la candidature. Son rejet met aujourd’hui à nu les fragilités d’une stratégie construite sur l’hypothèse de son retour triomphal.
Don Mello, l’homme de la discorde
Ironie du sort, celui qui avait évoqué, dès juillet, l’idée de candidatures de précaution, se retrouve désormais le seul représentant validé du parti. À l’époque, sa démarche lui avait valu d’être démis de ses fonctions par Gbagbo, accusé de semer le doute et de se positionner en héritier caché. Aujourd’hui, la décision du Conseil constitutionnel lui donne un poids politique inattendu.
Fidélité ou opportunisme ?
Le camp Gbagbo crie déjà à la trahison. Pour les plus radicaux, Don Mello serait en train de profiter d’une faille juridique pour s’imposer contre la volonté du fondateur. Ses partisans, eux, rappellent qu’il a toujours plaidé pour une solution de sauvegarde, afin d’éviter le vide auquel le parti est désormais confronté.
Une fracture au grand jour
Cette validation crée une double fracture :
- au sein du PPA-CI, où une partie de la base ne se résout pas à tourner la page Gbagbo ;
- dans l’opinion nationale, où l’image d’un parti sans alternative est désormais mise à mal par la réalité institutionnelle.
Et maintenant ?
Avec Gbagbo écarté, le PPA-CI se retrouve face à un dilemme : assumer Don Mello comme candidat officiel ce qui reviendrait à admettre l’existence d’un plan B longtemps nié ou chercher à contester la décision de la Cour au risque de perdre un temps précieux dans la bataille électorale.
Une chose est sûre : la polémique ne fait que commencer, et c’est tout le camp Gbagbo qui doit désormais répondre à une question brûlante :
Ahoua Don Mello sera-t-il le candidat de substitution ou le symbole d’une division interne irréversible ?































