Le gouvernement ghanéen a décidé de faire appel à des experts légistes étrangers pour éclaircir les zones d’ombre entourant le crash d’un hélicoptère militaire survenu le 6 août à Adansi, qui a coûté la vie à huit personnes, dont deux ministres.
Une double assistance qui interroge : Washington et Pékin mèneront-ils chacun leur propre enquête ?
L’annonce a été faite par le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, jeudi 14 août, après la signature du livre de condoléances à Accra. Selon lui, cette démarche vise à « éviter tout soupçon » sur les conclusions de l’enquête.
« Les Américains nous ont assuré de leur disponibilité et leur arrivée est imminente », a-t-il précisé.
En parallèle, la Chine fabricant de l’hélicoptère Z-9 impliqué dans l’accident a également été sollicitée. Le ministre a confirmé que le constructeur est prêt à analyser la boîte noire, conformément au protocole militaire qui prévoit sa remise au fabricant en cas d’accident.
Ablakwa a insisté sur la nécessité d’une enquête « totalement indépendante », malgré la compétence technique des ingénieurs chinois.
Le président John Mahama, a-t-il ajouté, exige « une transparence maximale » et s’engage à informer la population à chaque étape.
Le Z-9, appartenant à l’armée de l’air ghanéenne, effectuait une mission de lancement d’un programme d’exploitation minière communautaire pour lutter contre le « galamsey », nom donné localement à l’extraction illégale d’or.
Avec deux puissances étrangères impliquées dans la même enquête, la question se pose : le Ghana obtiendra-t-il enfin la vérité… ou deux versions différentes d’un même drame ?































