Né le 26 juin 1973 à Agboville (Côte d’Ivoire) , David Amako Monsoh est le fondateur d’Obouo Productions (2002) et de la chaîne Obouo TV (ex-BBlack Africa). Son flair a révélé une génération d’artistes : Magic System, Fally Ipupa, Koffi Olomidé, DJ Arafat, Douk Saga, Héritier Watanabe, Gally Garvey, etc.
Sous Sonodisc (directeur artistique Afrique, 1994–2004), il produit les tubes « Visa » (Nayanka Bell), « Premier Gaou » (Magic System), et des albums d’or comme Effrakata et Affaire d’État avec Koffi Olomidé . Avec Obouo, il lance Fally Ipupa (Droit Chemin, 2006), Héritier Watanabe et Gally Garvey .
Le faiseur de stars africaines
Sous son impulsion, plusieurs tubes majeurs voient le jour :
- « Visa » de Nayanka Bell, primé aux Africa Music Awards
- « Premier Gaou » du groupe Magic System, succès discographique en Côte d’Ivoire et en France (disque d’or, environ 10 millions d’ex.) .
- Co-production de Koffi Olomidé avec les albums Effrakata (2002) et Affaire d’État (2003), deux disques d’or récompensés aux Kora Awards
- Il contribue également à la création du coupé-décalé via le groupe La Jet-Set (Douk Saga, Molare…) qu’il repère à Paris
Obouo Productions et BBlack Africa
En 2003, David Monsoh fonde Obouo Productions (aussi appelé Obouo Music ou Obouo Media), structure dédiée à l’édition phonographique et audiovisuelle
Avec ce label, il produit le premier album solo du Congolais Fally Ipupa (Droit Chemin, 2006), grand succès international . Il développe aussi la carrière de Héritier Watanabe (ex-Wenge Musica) et assure des productions discographiques majeures .
En 2013, il crée la chaîne BBLack Africa (DEVENUE Obouo TV en 2024), une plateforme musicale panafricaine diffusant clips, talents émergents et contenus culturels
Opinions partagées : le côté sombre de la plaque
Malgré son parcours glorieux, Monsoh suscite des critiques : certains artistes, comme Isso Motema, dénoncent un producteur « compliqué », affirmant qu’il structure plus qu’il ne crée, mettant en avant l’artiste plutôt que l’opérateur
Impact culturel et reconnaissance
Talent scout visionnaire, David Monsoh a positionné la musique africaine sur la scène internationale, en transformant des artistes locaux en stars mondiales (Magic System, Fally Ipupa…). Il reste un acteur clé de la profession, attentif à la structure des jeunes talents comme Debordo Leekunfa .
Polémiques et clashs : « le producteur compliqué »
Malgré son immense succès, Monsoh divise : Il se voit attribuer le statut de « père du coupé-décalé », après avoir affirmé avoir convaincu Douk Saga et sa bande de lancer le mouvement .
- DJ Arafat a déclaré : « je me suis fabriqué sans l’aide de quelqu’un… Monsoh m’a escroqué »
- Gally Garvey a résilié son contrat avant terme, évoquant un non-respect des engagements du label .
- Isso Motema (ex-coach) l’appelle « compliqué », estimant que c’est l’artiste qui porte son propre succès
- Tony Rodriguez révèle qu’il aurait fait des avances aux artistes, suggérant une éthique mise en cause .
- Néanmoins, Héritier Watanabe assure, lui, ne pas avoir eu de « couac » avec Monsoh et dit travailler dans de bonnes conditions
David Monsoh est un producteur providentiel du patrimoine musical africain. S’il est discrètement célébré pour son flair et sa capacité à propulser des artistes sur le devant de la scène, il demeure sous-estimé et parfois mal appréhendé en Côte d’Ivoire. Son parcours, de la découverte de Nayanka Bell à l’ascension de Fally Ipupa, en passant par le coupé-décalé, témoigne d’un talent immense… que certains jugent trop en retrait des projecteurs publics.































