Suite aux spéculations sur un possible désaccord entre le président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre Ousmane Sonko, le chef de l’État a martelé qu’il n’existe aucun conflit entre eux, lors de la présentation du rapport final du Dialogue national 2025.
Faye accuse les rumeurs, il “n’y a aucun conflit” avec Sonko
Le 14 juillet 2025, lors de la remise officielle du rapport du Dialogue national, le président Faye a tenu à clarifier la nature de sa relation avec Sonko :
« Le Premier ministre, c’est mon ami. Nous n’avons aucun conflit »
Il a appelé au rassemblement autour des priorités nationales et invité tous les acteurs à exercer leur responsabilité pour tenir leurs promesses.
Genèse des tensions : Sonko est monté au créneau
Toute cette agitation trouve son origine dans une prise de parole du 10 juillet, lors de l’installation du Conseil national du PASTEF durant laquelle Ousmane Sonko a dénoncé un « problème d’autorité » dans l’exercice du pouvoir exécutif, estimant que le président ne le soutenait pas suffisamment face à des attaques et à la violence politique. Il a lancé un avertissement clair : « S’il ne veut pas exercer cette autorité, qu’il me laisse faire »
Malgré ses critiques, Sonko a affirmé sa loyauté : « Le président est mon ami, mon frère. Je ne convoite pas sa place »
Cette situation a donné lieu à une guerre de communication interne, rapportée comme un bras de fer institutionnel
Le démenti du président Faye vise à rassurer l’opinion publique et confirmer l’unité au sommet du pouvoir. Mais l’incident révèle des lignes de fracture : Sonko réclame plus d’autorité politique et légitimité fonctionnelle, tandis que Faye privilégie une posture institutionnelle et sereine.
Le retour à Dakar du président, et les prochaines étapes du Dialogue national, seront scrutés pour mesurer la capacité du PASTEF à surmonter cette épreuve de cohésion interne, essentielle pour préserver la confiance nationale et poursuivre les réformes.































