Dans l’émission Show Chaud, l’artiste ivoirien DJ Kedjevara a levé le voile sur les origines inattendues de sa société immobilière CI HABITAT. Une success-story qui commence par un terrain sans papiers, un manque de fonds… et une décision conjugale controversée.
Tout débute avec un projet personnel : Kedjevara cherche à acheter un terrain à Angré CHU. La propriétaire en demande 27 millions de francs CFA, alors que l’artiste n’a pu économiser que 20 millions. Face à l’impasse, il consulte sa mère, qui lui propose une alternative inattendue : un vieux terrain sans papiers, acquis il y a plusieurs années dans la même zone. Il accepte la proposition, régularise la situation et décide de construire avec ses moyens limités.
Les devis des professionnels étant trop élevés, il négocie un projet de construction partielle sur 200 mètres carrés, espérant combler le reste avec ses revenus de spectacles. La maison voit le jour, et dès les premières photos partagées sur ses réseaux sociaux, les réactions affluent. Ses amis le félicitent et demandent les coordonnées de l’entreprise de construction. Il n’en faut pas plus pour faire germer dans son esprit l’idée de créer une société immobilière.
Mais un tournant inattendu va marquer le lancement de cette aventure entrepreneuriale : l’artiste vend la maison… sans en informer sa femme, alors qu’ils étaient censés y emménager ensemble.
« Je ne savais pas comment lui annoncer que c’était la maison dans laquelle nous devions habiter que j’avais vendue », raconte-t-il dans l’émission. Il choisit finalement de l’inviter au restaurant pour lui expliquer calmement sa décision. Compréhensive, sa compagne accepte, rassurée par la possibilité de construire sur la partie du terrain encore libre.
Cette révélation fait réagir l’opinion publique. Entre admiration pour le parcours de l’artiste devenu entrepreneur, et indignation face à ce que certains perçoivent comme une légèreté conjugale, les avis sont partagés. Pour d’aucuns, c’est le reflet d’une génération débrouillarde, prête à tout pour réussir. Pour d’autres, un exemple problématique d’improvisation entrepreneuriale aux conséquences familiales sous-estimées.
La question reste posée : peut-on tout sacrifier au nom de l’ambition, quitte à bousculer l’équilibre familial ?































