Coup de tonnerre dans la formation militaire ivoirienne. Plus de 120 élèves gendarmes issus des écoles de Toroguhé et d’Abidjan ont été exclus du corps après avoir été testés positifs à des substances illicites, principalement des drogues. L’annonce, faite le jeudi 12 juin 2025 par une source sécuritaire proche du haut commandement, révèle une crise morale au sein des jeunes recrues censées incarner la rigueur et la discipline.
Les contrôles ont été réalisés à l’improviste, dans le cadre d’une opération de moralisation menée au niveau national. Le bilan est lourd, et embarrassant : un taux jugé « alarmant » de consommation de stupéfiants a été enregistré parmi les élèves gendarmes. Les résultats ont semé le trouble au sein de la Gendarmerie nationale, qui tente de redresser son image.

Sans attendre, les élèves testés positifs ont été radiés. « C’est une décision disciplinaire ferme pour préserver l’éthique du corps », affirme une source interne. Officiellement, la hiérarchie souhaite envoyer un signal clair à tous les effectifs : la tolérance zéro est désormais la règle.
Mais cette affaire soulève aussi de nombreuses questions : comment de telles pratiques ont-elles pu se banaliser au sein même des écoles de gendarmerie ? Un audit interne aurait été lancé, selon nos informations, pour identifier d’éventuels complicités ou failles dans l’encadrement.
Dans un contexte sécuritaire tendu, à quelques mois de la présidentielle, cette affaire ternit l’image d’une institution clé de l’appareil d’État et pourrait relancer le débat sur le recrutement et le suivi psychologique des futurs agents de sécurité.































