C’est un Nicolas Pépé « sans filtre » qui s’est confié ce mercredi sur le plateau de NCI. L’attaquant ivoirien a brisé le silence.

« Si c’était à refaire, je le referais »
Interrogé sur les raisons de son absence lors de la CAN 2023 à domicile, Nicolas Pépé n’a pas utilisé la langue de bois. Tout est parti d’une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, jugée inappropriée par les instances.
« Je suis comme je suis, vrai. J’ai eu des explications : ma non-sélection est liée à la vidéo. En vrai, je ne regrette rien. C’était 100 % moi. Si c’était à refaire, je le referais », a-t-il déclaré.
Pourtant, cette authenticité a eu un coût colossal : sa place dans l’aventure la plus historique du football ivoirien. Un sacrifice qu’il avoue avoir encore du mal à digérer : « J’ai encore mal, la CAN est fraîche. »

Le coup de fil au Président et le choc de l’éviction
Le récit des événements de Pépé révèle une tension interne palpable au sommet de la Fédération. Mis au courant de la colère du Président Idriss Diallo par le coach, l’attaquant tente de désamorcer la bombe.
« Le coach m’appelle pour me signifier que le Président était fâché. J’ai appelé le Président, on a échangé. À ma grande surprise, deux jours après, je n’ai pas été sélectionné. » Le choc est tel que le joueur a failli claquer la porte définitivement : « J’ai tout de suite voulu ne plus jouer avec l’équipe parce que j’étais déçu. »

Drogba en médiateur, Faé en spectateur impuissant
Dans cette tempête, un grand nom est venu à la rescousse : Didier Drogba. La légende ivoirienne a pris son téléphone pour remobiliser le joueur d’Ezequiel Muñoz.
« Il m’a appelé pour me soutenir. Il m’a demandé de me concentrer sur la prochaine Coupe du Monde. » Mais le mal semble profond. Si Emerse Faé lui a confié être « lui-même déçu de cette non-sélection » tout en estimant qu’elle était nécessaire administrativement ou disciplinairement, Pépé, lui, a pris ses distances émotionnelles.

Quel avenir pour Pépé en sélection ?
Aujourd’hui, Nicolas Pépé ne court plus après le maillot orange. Amer, il préfère se protéger de nouvelles déceptions.
Sur la sélection : « Je n’attends rien en ce moment. Je suis focus sur mon club. Si je ne suis pas sélectionné, au moins je ne serai pas déçu. »
Sur le Mondial 2026 : « Dans ma tête, je ne sais même pas si je serai encore là au vu de tout ce qui se passe. »
Entre un joueur qui refuse de travestir sa personnalité et un système qui exige une discipline de fer, le divorce n’est pas encore acté, mais le froid est polaire.
interview complete































