C’est une nouvelle qui marque un tournant dans le paysage énergétique burkinabè. L’homme d’affaires Idrissa Nassa, président du Coris Invest Group, a officiellement finalisé le rachat des actifs de TotalEnergies au Burkina Faso, jusque-là détenus par le géant pétrolier français. Cette opération, présentée le 19 février lors d’une cérémonie officielle à Ouagadougou, positionne désormais le groupe Coris comme un acteur stratégique du secteur énergétique national.
Un rachat historique qui change la donne
Après plusieurs mois de négociations, l’accord a été acté et sera soumis aux autorités réglementaires pour validation définitive. Pour Idrissa Nassa, cette acquisition est bien plus qu’une transaction financière. Elle incarne la volonté de renforcer la souveraineté économique et énergétique du Burkina Faso, dans un contexte régional où les États cherchent à se réapproprier le contrôle de leurs ressources stratégiques.
« On ne peut être mieux servi que par soi-même », a déclaré Idrissa Nassa, exprimant sa détermination à bâtir un modèle énergétique porté par les acteurs locaux.
TotalEnergies se désengage, Coris Invest prend le relais
Cette opération s’inscrit dans la stratégie de désengagement progressif de TotalEnergies en Afrique de l’Ouest. Après le Mali, c’est au tour du Burkina Faso de voir ses actifs passer sous le contrôle d’un acteur national.
Pour les clients et partenaires, Coris Invest Group a rassuré que la transition se fera sans rupture : les stations-service, l’approvisionnement en carburant et les emplois seront maintenus. L’ambition affichée est de renforcer l’efficacité, d’élargir le réseau et de mieux répondre aux besoins croissants du marché local.
Une étape vers l’autonomie énergétique du Burkina Faso
Avec ce rachat, Coris Invest Group devient l’un des acteurs clés de la distribution de carburant et de produits pétroliers dans le pays. Ce repositionnement ouvre la voie à une nouvelle ère où le Burkina Faso souhaite réduire sa dépendance aux multinationales et placer le contrôle de ses ressources entre les mains de ses propres entrepreneurs.
Le Président du Groupe a d’ailleurs salué le soutien du gouvernement et du Chef de l’État, qui ont facilité la réalisation de cette opération stratégique.
Une dynamique régionale affirmée
Le retrait de TotalEnergies au Burkina Faso s’inscrit dans une tendance plus large : le désengagement des grandes multinationales occidentales au profit d’acteurs locaux ou régionaux. Pour le Burkina Faso, cette évolution est perçue comme une opportunité pour développer un modèle économique plus souverain et résilient, capable de répondre aux défis sécuritaires et sociaux que traverse le pays.































