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Entre croissance et équité : le vrai visage du bilan Ouattara

Le 25 octobre prochain, Alassane Ouattara se présente pour la quatrième fois consécutive à une élection présidentielle en Côte d’Ivoire. À son arrivée au pouvoir, en avril 2011, le chef de l’État ivoirien a hérité d’un pays fortement fragilisé par la crise post-électorale qui fit près de 3 000 morts. L’enjeu était alors double : relancer l’économie et renforcer la cohésion nationale.

1. Une démarche de transparence et de reddition de comptes

Le gouvernement de la Côte d’Ivoire a mis en ligne la plateforme officielle « Plateforme Bilan » qui permet de consulter les réalisations de la période 2011-2025, par thématique et par région. Cette démarche est présentée comme une vitrine de l’action publique, avec des indicateurs vérifiables et un accès citoyen.

2. Chiffres clés et acquis tangibles

Voici quelques exemples de chiffres issus du bilan :

  • Le nombre de collèges et lycées publics en Côte d’Ivoire est passé de 294 en 2011 à 902 en 2024, soit 608 établissements construits en moins de 14 ans.
  • Le taux d’investissement privé (en % du PIB) est passé de 8 % en 2011 à 19 % en 2014.
  • La part des PME dans les marchés publics est passée de 19 % en valeur en 2018 à 45 % en 2023.

Ces données illustrent une amélioration significative dans les secteurs de l’éducation, de l’investissement privé et de l’insertion économique.

3. Domaines d’action majeurs

Le bilan couvre plusieurs volets :

  • Paix, sécurité et justice
  • Gouvernance et coopération internationale
  • Capital humain, insertion professionnelle et emploi
  • Inclusion sociale
  • Agriculture
  • Économie et finances
  • Environnement et développement durable
  • Infrastructures
  • Communication et transition numérique
  • Sport, culture et tourisme

4. Limites et points de vigilance

Bien que les chiffres soient présentés de manière transparente, quelques éléments méritent attention :

  • Un bilan chiffré ne rend pas automatiquement compte de la qualité des services ou de leur répartition équitable sur le territoire.
  • Certains indicateurs (ex : accès à l’eau, électricité, santé) sont mentionnés, mais mériteraient des séries plus longues et comparatives.
  • Le contexte politique (mandats, alternance, compétition électorale) reste un élément de débat, indépendant du seul bilan économique ou social.

5. En guise de conclusion

Le bilan présenté pour la période 2011-2025 sous la présidence d’Alassane Ouattara montre des progrès tangibles en matière d’éducation, d’investissement et d’infrastructures. L’initiative de la plateforme « bilan.gouv.ci » renforce la transparence de l’action gouvernementale. Toutefois, pour un examen complet, il reste nécessaire de croiser ces chiffres avec des évaluations indépendantes et sur la dimension de la gouvernance démocratique.

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