L’homme d’affaires congolais Éric Mandala, arrêté le 20 janvier 2025 à Madrid avec 200 kg de cocaïne dans une camionnette, est rentré libre à Kinshasa le 8 mars 2026. Accueilli en héros à l’aéroport de Ndjili par une foule en liesse, son retour viral soulève interrogations : acquittement, collaboration judiciaire ou expulsion ? Ce scandale illustre les liens troubles entre élites africaines et narcotrafic international.
Arrestation à Madrid : 200 kg de cocaïne et un réseau international
Le 20 janvier 2025, la police espagnole (Udyco), aidée de la DEA américaine, intercepte Éric Mandala sur un parking madrilène. La camionnette, en provenance d’Équateur via le port d’Algésiras et destinée au Maroc, cachait 200 kg de cocaïne pure, plus 50 000 dollars en cash. Mandala, 48 ans, est arrêté avec une Colombienne ; biens saisis : appartement de luxe à Dubaï (1,85 M€).
Surnommé le « Dangote congolais » pour ses investissements dans l’immobilier, la musique et la philanthropie, Mandala nie toute implication, clamant un « complot ». Placée en détention provisoire, l’enquête révèle un trafic surveillé depuis août 2024. Peines encourues : 10-15 ans de prison ferme selon le Code pénal espagnol.
Retour à Kinshasa : célébrations et opacité judiciaire en 2026
Après 14 mois de silence, des vidéos Facebook et YouTube (8 mars 2026) montrent Mandala atterrissant libre à Ndjili, entouré de fans et soutiens. Aucune info officielle n’explique sa libération : acquittement pour vice de procédure ? Collaboration avec la justice (témoin protégé) ? Expulsion administrative ?
L’absence de communiqué espagnol ou congolais laisse planer le doute : affaire classée ou enquête RDC en cours ? Ses abonnés Instagram (milliers) passent du choc à l’euphorie, mais la réputation du mécène musical est entachée.
Situation judiciaire actuelle : flou total en mars 2026
Aucune mise à jour publique depuis janvier 2025. Mandala libre à Kinshasa suggère t-elle une résolution favorable ?































