Ce samedi 7 mars 2026, ce que beaucoup craignaient tout bas s’est écrit en lettres capitales : le Président Bassirou Diomaye Faye a décidé de marquer son territoire. En relançant sa propre coalition « Diomaye Président », le Chef de l’État envoie un signal qui ressemble à s’y méprendre à un acte d’indépendance vis-à-vis de son mentor de toujours, Ousmane Sonko.
Un acte de naissance ou une déclaration de guerre ?
C’est au cours d’une assemblée générale aux allures de démonstration de force que Bassirou Diomaye Faye a sonné le rassemblement. Officiellement, il s’agit de « consolider l’action gouvernementale ». Officieusement, le message est limpide : le Président veut ses propres lieutenants, sa propre base et, surtout, sa propre identité politique.

En martelant devant ses partisans que « l’unique adversaire est l’opposition », Diomaye Faye tente de faire taire les rumeurs de dissensions internes. Mais pour les observateurs avertis, la manœuvre est flagrante : il s’agit de sortir de l’ombre envahissante d’Ousmane Sonko, dont le charisme et l’influence au sein de la mouvance semblaient jusqu’ici dicter le tempo du Palais.
Le spectre de la paralysie institutionnelle
Derrière les sourires de façade et les appels à l’unité, la réalité est plus sombre. Des sources proches de la présidence font état de « médiations intenses » pour éviter que cette restructuration ne vire au blocage total de l’État. Car si Diomaye Faye tient les rênes du pouvoir, Sonko, lui, tient toujours le cœur de la rue et une partie cruciale de la majorité.
Pourquoi cette rupture maintenant ?
Alors que le pays fait face à des défis économiques majeurs, cette « guerre des chefs » arrive au pire moment. En cherchant à s’émanciper, Diomaye Faye prend un risque historique : Affaiblir sa propre majorité face à une opposition qui n’attend qu’une faille. Diviser l’électorat qui avait voté pour un « ticket » indissociable. Provoquer une instabilité au sommet de l’État en pleine période de réformes.
L’œil de Zapping Médias
Au Sénégal, l’heure n’est plus à la cohabitation fraternelle, mais à la survie politique. Diomaye Faye a choisi de tracer son propre sillon. Reste à savoir si Ousmane Sonko, le « faiseur de roi« , acceptera de rester sur le banc de touche ou s’il lancera, à son tour, sa contre-offensive.
Une chose est sûre : à Dakar, le trône n’a désormais plus de place pour deux































