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Politique

Fin de parcours judiciaire pour Valérie Yapo : Tidjane Thiam conforté à la tête du PDCI

C’est une page qui se tourne dans la bataille politique interne au PDCI-RDA. La justice ivoirienne a tranché : Tidjane Thiam reste président du plus vieux parti de Côte d’Ivoire. Une décision qui met un terme, du moins pour l’instant, à plusieurs mois de tension juridique initiée par Valérie Yapo, militante du parti et farouche opposante à la légitimité de l’ancien patron du Crédit Suisse.

Valérie Yapo contestait l’élection de Tidjane Thiam à la tête du PDCI en décembre 2023, en s’appuyant notamment sur sa double nationalité supposée au moment du scrutin. Pour elle, cette situation violait les statuts du parti, qui exigent que tout candidat à la présidence du PDCI soit exclusivement de nationalité ivoirienne.

Mais après examen, le tribunal a jugé que les arguments avancés ne suffisaient pas à remettre en cause le processus électoral qui a vu Thiam être élu avec une large majorité. Le président du parti conserve donc son fauteuil, renforcé par la légitimité que lui confère désormais la justice.

Une militante pugnace

Malgré cette défaite judiciaire, Valérie Yapo n’a pas dit son dernier mot. Dans une déclaration relayée par plusieurs médias, elle a affirmé que « le combat n’est pas fini », dénonçant au passage ce qu’elle qualifie de « mafia judiciaire ». Si elle n’a pas encore annoncé sa prochaine démarche, ses proches la décrivent comme déterminée à poursuivre son engagement au sein du PDCI, quitte à se repositionner différemment.

Son combat, bien que perdu sur le plan juridique, aura au moins eu le mérite de révéler les lignes de fracture au sein du parti fondé par Félix Houphouët-Boigny. Une partie des militants, silencieuse mais agissante, continue de s’interroger sur la transparence des règles internes et sur la place des « retours d’expatriés » dans l’appareil dirigeant.

Thiam plus que jamais en selle

De son côté, Tidjane Thiam peut désormais avancer plus sereinement vers les enjeux électoraux de 2025. En plus de la confirmation de son leadership par la base militante en 2023, cette décision de justice renforce son assise politique. Il peut désormais concentrer ses efforts sur la structuration du parti, la reconquête de l’électorat et l’unification des courants internes.

Mais cette affaire rappelle que, même au sein des grands partis, les batailles ne se mènent pas seulement dans les urnes : elles se jouent aussi devant les tribunaux, dans les couloirs du pouvoir, et parfois même dans l’opinion publique.

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