Le cœur de la musique malienne a cessé de battre un instant : Amadou Bagayoko, moitié du mythique duo Amadou et Mariam, s’est éteint ce vendredi à l’âge de 70 ans à Bamako. Sa famille a confirmé la triste nouvelle, précisant que l’artiste souffrait depuis un certain temps d’une maladie.
Né au Mali, Amadou a marqué des générations grâce à une voix singulière et un style mêlant traditions africaines et sons modernes. Avec son épouse et partenaire musicale Mariam Doumbia, rencontrée en 1976 à l’Institut des jeunes aveugles de Bamako, il a transcendé les frontières culturelles. À l’époque, ils avaient respectivement 21 et 18 ans. Lui, déjà musicien accompli ; elle, chanteuse à la voix profonde et sensible.
Leur carrière, débutée dans les années 80, a explosé à l’international avec l’album “Un Dimanche à Bamako”, produit par Manu Chao en 2004. Le titre phare est rapidement devenu un hymne de fête, joué dans les quatre coins du monde, des radios africaines aux festivals européens.
Plus qu’un duo musical, Amadou et Mariam ont été des ambassadeurs de la culture malienne et des porte-voix engagés. En mai 2024, ils confiaient encore leur fierté dans l’émission Décibels :
“Ça fait plaisir d’ouvrir le chemin, de partager. On aime défendre les causes humanitaires… On ne parle plus de ‘world music’, on parle de musique tout court.”
Aujourd’hui, le Mali perd l’un de ses plus grands artistes. Mais l’héritage d’Amadou Bagayoko, ses mélodies, ses messages d’amour, de paix et d’humanité, résonneront pour longtemps encore.
































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