Yopougon s’est transformée en véritable capitale politique, le temps d’une journée où chants, danses et slogans ont déferlé dans les rues. Des milliers de militants, arborant fièrement les couleurs du PDCI et du PPA-CI, ont répondu à l’appel du Front commun formé par les deux partis.
Dès l’aube, le quartier vibrait au son des percussions, des klaxons et des mégaphones. Dans cette marée humaine, les partisans de Laurent Gbagbo et de Tidjane Thiam marchaient côte à côte, affichant une unité rarement vue sur la scène politique ivoirienne.
Derrière les sourires et les accolades, le message était limpide : exiger une présidentielle « inclusive et apaisée », où aucun acteur politique ne serait écarté du jeu électoral. Les banderoles, brandies bien haut, parlaient de transparence, d’équité et de respect des droits de tous les candidats.
Au fil du cortège, les habitants de Yopougon se sont mêlés aux manifestants, séduits par l’énergie qui traversait les rues. Téléphones portables à la main, beaucoup filmaient cette démonstration de force, diffusant en direct sur les réseaux l’ampleur de la mobilisation.
Plusieurs prises de parole, dispersées sur le parcours, ont insisté sur la nécessité d’un processus électoral clair, loin des exclusions et des suspicions. Sous haute surveillance policière, la marche s’est déroulée sans heurts, laissant derrière elle l’image d’une alliance déterminée à peser sur la présidentielle.
Ce samedi, Yopougon n’a pas seulement vu passer une marche. Elle a assisté à la naissance d’un signal politique fort : une opposition unie, capable de faire descendre la rue et de mettre le pouvoir face à ses responsabilités.































