La récente grève des enseignants continue de susciter des réactions, mais cette fois-ci, ce sont les non-grévistes qui montent au créneau. En effet, plusieurs d’entre eux affirment avoir subi des ponctions sur leur salaire, malgré leur décision de ne pas participer au mouvement.
Des enseignants, parmi lesquels des directeurs d’établissement, dénoncent des prélèvements injustifiés sur leur rémunération. Ces professionnels de l’éducation, qui avaient choisi de maintenir les cours pendant la grève, se disent profondément choqués par ces sanctions financières inattendues.
« Nous avons assuré les cours tout au long de la période de grève, il est incompréhensible que nos salaires aient été réduits. C’est une injustice », confie, amer, un directeur d’école.
D’après des sources internes, ces prélèvements résulteraient d’erreurs administratives commises lors de la gestion du mouvement social. Des listes inexactes auraient conduit à la confusion entre grévistes et non-grévistes, provoquant ces sanctions injustifiées.
« Il s’agit d’une erreur regrettable. Une vérification est en cours pour identifier les enseignants concernés et procéder aux corrections nécessaires », indique un responsable du ministère de l’Éducation, qui a préféré garder l’anonymat.
Les autorités ont reconnu ces dysfonctionnements et promis de rétablir les droits des enseignants pénalisés. Toutefois, aucune date précise n’a été avancée concernant le remboursement des sommes indûment retenues, ce qui laisse les concernés dans l’incertitude.
Du côté des syndicats, cette situation est perçue comme un signe de la nécessité d’améliorer les processus administratifs en période de mouvement social. Ils appellent les autorités à plus de transparence et de précision pour éviter que ce type d’erreur ne se reproduise.
En attendant, les enseignants concernés espèrent une régularisation rapide et réclament réparation pour le préjudice subi.































