L’horreur a frappé le village de Troya 2, dans la sous-préfecture de Kaadé, dans la nuit du jeudi 17 juillet 2025. Ce hameau jusque-là paisible, situé dans le département de Guiglo, s’est réveillé sous le choc après la découverte macabre d’un jeune homme burkinabé, retrouvé gisant dans une mare de sang, la gorge tranchée. L’auteur présumé du crime serait un autre jeune du village, qui aurait agi par jalousie, dans un contexte mêlant prostitution et possessivité.
Tout aurait commencé dans une maisonnette de fortune connue pour abriter des travailleuses du sexe, régulièrement fréquentée par des hommes en quête de plaisir. Ce soir-là, la victime s’y rend, choisit l’une des femmes et s’isole avec elle. Ce qu’il ignore, c’est que cette dernière est considérée comme la compagne officieuse d’un habitué des lieux, un jeune du village entretenant visiblement une relation affective avec elle, malgré son activité.
C’est dans cet instant d’intimité que tout bascule. Le présumé meurtrier débarque à l’improviste, découvre la scène et, submergé par la rage, perd le contrôle. Il saisit une machette à proximité et s’acharne sur le client, le frappant à plusieurs reprises avant de l’égorger violemment. Le drame se déroule en quelques minutes seulement, sous les cris de panique, avant que l’agresseur ne prenne la fuite, laissant derrière lui un corps mutilé.
Alertée, la gendarmerie de Guiglo se rend rapidement sur les lieux, accompagnée d’un agent de santé de Troya 2. Mais il est déjà trop tard : la victime a succombé à ses blessures, l’arme ayant touché des zones vitales. Le choc est immense dans le village, où les habitants peinent à croire qu’un tel acte ait pu survenir pour une histoire de rivalité autour d’une femme.
Une enquête pour homicide volontaire a été immédiatement ouverte. Après plusieurs heures de recherche, le suspect est interpellé et placé en garde à vue. La prostituée au centre du drame a également été arrêtée, le temps de déterminer son rôle exact dans cette tragédie. Les autorités tentent désormais de reconstituer les circonstances qui ont mené à cette explosion de violence.
Ce crime met en lumière les tensions latentes dans certains milieux précaires, où les émotions, exacerbées par l’instabilité sociale, peuvent rapidement dégénérer en drames sanglants.































