Connectez-vous à nous

Hi, what are you looking for?

People

« Ils voulaient me formater » : Didi B explique pourquoi il a dû fuir le label de Booba.

Invité de Fred Musa sur la chaîne Slash Musique, Didi B n’est pas venu pour faire de la figuration. La superstar ivoirienne a remis les pendules à l’heure : à Abidjan comme à Paris, c’est lui qui dicte le tempo.

La fin du mythe « Duc de Boulogne »

On le savait, la lune de miel entre Booba et Didi B avait tourné au vinaigre. Mais face caméra, le rappeur ivoirien va plus loin. S’il reconnaît avoir signé par « fanatisme » pour son idole de jeunesse, le réveil a été brutal. Le grief ? Une « condescendance » devenue insupportable.

« Il voulait bien faire les choses, mais il a eu trop de condescendance », lâche Didi B.

Le point de rupture est artistique mais surtout territorial. Quand le camp Booba tente de lui dicter comment sonner pour l’Europe, Didi B rappelle les faits : il est déjà un roi en son royaume. Entre interdictions de featurings (notamment avec Leto) et pressions sur les beatmakers, le Shogun a fini par dire stop. Le déclic ? L’hypocrisie autour du titre avec Dadju, validé en privé par Booba avant d’être lynché publiquement par ce dernier. Un procédé « dégoûtant » selon l’artiste.

Le « complot » des ex-mentors

Le moment le plus lunaire de l’interview reste l’évocation du clash avec Himra. Didi B décrit une alliance improbable : Booba, son ancien boss, volant au secours d’un « rookie » pour tenter de faire tomber le trône du Shogun. « Tous mes ennemis se réunissent pour me dégager. » Un dédain total pour ceux qui tentent de bâtir leur carrière sur l’insulte plutôt que sur les hits.

En route vers le Zénith (et au-delà)

Malgré les bâtons dans les roues et les appels de couloirs pour freiner son ascension en France, Didi B avance. Inspiré par la résilience de Magic System, il assume de « diluer » parfois son rap pour conquérir le monde, quitte à froisser les puristes du quartier.

Avec sa mixtape Juventus sous le bras et un Zénith de Paris prévu pour le 19 avril, Didi B ne regarde plus dans le rétroviseur. La boule magique de Fred Musa est formelle : le Stade de France n’est plus un rêve, c’est un objectif. Booba fait partie du passé ; l’avenir, lui, appartient au Mojaveli.

Cliquez pour commenter

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous aimerez aussi

Société

La scène a provoqué une énorme agitation dans la commune de Marcory ce lundi 18 mai 2026. Trois gendarmes ont été interpellés après avoir...

Société

Le feuilleton judiciaire qui secoue le Djoloff vient de prendre une tournure politique majeure. Matar Ndiaga Seck, alias « Ndiaga Seck », un comptable...

People

Un récit glaçant qui lève le voile sur l’envers du décor du succès religieux. Avant de devenir la coqueluche du gospel ouest-africain au milieu...

Société

Sous des airs de pâtisseries ordinaires, les « space cakes » des gâteaux incrustés de cannabis ou de drogues de synthèse s’arrachent à coups...