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Intoxication mortelle à Andé : des témoignages évoquent un possible acte volontaire

Dans la sous-préfecture d’Adzopé, région de la Mé, une intoxication alimentaire collective a frappé le village d’Andé autour du 11 décembre 2025, entraînant de nombreuses hospitalisations et des décès, essentiellement parmi des enfants.

Bilan humain et prise en charge

Selon les autorités sanitaires, 97 personnes ont présenté des symptômes sévères après avoir consommé une bouillie, dont 54 enfants et 43 adultes. Tous ont été transférés au Centre Hospitalier Régional (CHR) d’Adzopé pour prise en charge. À ce stade, le bilan officiel fait état de neuf décès, parmi lesquels huit enfants et un adulte, le nombre de victimes pouvant évoluer avec les investigations en cours.

Face à la gravité de la situation, le Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Couverture Maladie Universelle a déclenché le dispositif d’urgence « épidémie-catastrophe » et dépêché une équipe multidisciplinaire (épidémiologistes, pédiatres, infectiologues, toxicologues) pour appuyer les services locaux.

Enquête et causes possibles

Les investigations se poursuivent pour déterminer précisément l’origine de cette intoxication. Les autorités sanitaires explorent plusieurs hypothèses, notamment la contamination de la bouillie, mais aucune conclusion officielle n’a encore été rendue publique à ce jour.

Témoignage et arrestation dans le village

Joint par téléphone, un riverain du village nous a rapporté les informations qui circulent actuellement à Andé. Selon ce témoignage, trois personnes seraient évoquées comme présumés impliqués dans l’affaire. L’un des témoignages fait état de la présence, tôt un matin, d’une personne aperçue sortant de la cuisine où la bouillie avait été préparée, peu avant l’apparition des premiers symptômes graves chez les victimes.

Sur la base de ces éléments rapportés par les habitants, une personne présumée impliquée aurait été interpellée au cours des dernières 24 heures, à la fois par les autorités et des villageois, puis entendue pour suspicion de sabotage ou d’empoisonnement de la bouillie. Toujours selon les informations relayées localement, la personne mise en cause aurait évoqué comme motif présumé le refus répété de ses avances par la vendeuse de bouillie, affirmant avoir agi sous l’effet de la colère.

Il est important de souligner que ces éléments ne sont pas confirmés par des sources officielles et relèvent de témoignages ou de rumeurs publiés sur Internet ou dans des échanges communautaires. À l’heure actuelle, aucune information crédible du Ministère de la Santé ou des autorités judiciaires n’a confirmé qu’un acte volontaire d’empoisonnement est à l’origine de ce drame.

Appel à la prudence

Dans des situations de toxi-infection alimentaire, il est courant que les enquêtes sanitaires nécessitent du temps pour établir des faits scientifiques notamment à travers des analyses toxicologiques et microbiologiques avant de déterminer une cause précise. Les autorités locales ont appelé à la vigilance, au respect des règles d’hygiène alimentaire, et à faire confiance aux investigations en cours.

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