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Politique

Jean-Louis Billon accuse : la République noyée dans la corruption

À l’approche de la présidentielle de 2025, les débats sur la gouvernance en Côte d’Ivoire s’intensifient, révélant un contraste saisissant entre les critiques virulentes de certains acteurs politiques et les éloges adressés à des figures administratives. Deux voix s’élèvent avec force : celle de et Jean-Louis Billon, cadre du PDCI-RDA, et celle des syndicats du Trésor public, saluant la gestion du Directeur général Arthur Ahoussi.

Jean-Louis Billon, ancien ministre du Commerce et candidat déclaré à la présidentielle, tire la sonnette d’alarme. Selon lui, la corruption en Côte d’Ivoire est devenue « confiscatoire », gangrenant tous les secteurs et freinant le développement national. Il estime que le pays perd 1300 milliards de FCFA par an, soit 4 % de son PIB, à cause de ce fléau.

Dans ses interventions, Billon ne se contente pas de dresser un constat : il appelle à des réformes structurelles, à une lutte ciblée contre les « gros poissons » et à une gouvernance fondée sur l’intérêt général. Il critique ouvertement les abus de position dominante et les monopoles, qu’il considère comme des obstacles à la démocratie économique.

Arthur Ahoussi : un modèle de gestion salué

À l’opposé de ce tableau sombre, Arthur Ahoussi, Directeur général du Trésor public depuis février 2024, reçoit des louanges de la part de trois syndicats majeurs : l’USAT-CI, l’OSAT-CI et le SYLAT-CI. Lors d’une conférence de presse le 23 juillet 2025, ces organisations ont salué sa gouvernance « exemplaire », fondée sur l’équité, la transparence et le dialogue social.

Parmi les avancées notables :

  • Amélioration des conditions de vie et de travail des agents
  • Création d’un Fonds d’Actions Sociales pour la solidarité interne
  • Extension de la couverture santé aux retraités depuis 1980
  • Nomination équitable aux postes de responsabilité
  • Renforcement du recouvrement dans les centres hospitaliers régionaux

Les syndicats parlent d’un « souffle nouveau » et d’un modèle à suivre pour d’autres administrations. Ahoussi est perçu comme un gestionnaire moderne, humain et à l’écoute, capable de concilier performance administrative et justice sociale.

Deux visages d’un même État

Ce contraste entre les dénonciations de Billon et les félicitations adressées à Ahoussi illustre les paradoxes de la gouvernance ivoirienne. D’un côté, une critique politique qui pointe les dérives systémiques ; de l’autre, une reconnaissance syndicale qui célèbre les efforts de réforme dans un secteur clé.

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