De nouveaux éléments continuent d’émerger autour du tragique accident de la route survenu lundi sur l’axe Lagos–Ibadan, au Nigeria, et qui a coûté la vie à deux proches collaborateurs d’Anthony Joshua. Ce samedi, l’avocat du chauffeur du véhicule a apporté des précisions déterminantes dans les colonnes du Daily Mail.
Selon Olalekan Abiodun, conseil du conducteur, son client plaide non coupable et évoque une défaillance mécanique.
« Mon client a plaidé non coupable et ce qui s’est passé était un accident. Je n’ai pas encore eu l’occasion de m’entretenir pleinement avec lui, mais je sais qu’il affirme que les freins n’ont pas fonctionné », a-t-il déclaré.
Mais c’est un autre détail, lourd de sens, qui retient particulièrement l’attention : Anthony Joshua aurait dû initialement prendre place à l’avant du SUV, côté passager. Une position qui se serait révélée fatale, le véhicule ayant percuté un camion à l’arrêt par son flanc droit, précisément du côté passager.

Selon l’avocat, le boxeur anglais a finalement été invité à s’installer à l’arrière du véhicule, derrière le chauffeur, en raison de son imposante carrure, qui gênait la visibilité du conducteur via le rétroviseur.
« Je crois comprendre que le voyage a commencé à Lagos et qu’Anthony s’était initialement installé à l’avant, mais que le chauffeur lui a demandé de changer de place. Si j’ai bien compris, Latif était devant et a ensuite échangé sa place avec Anthony », a expliqué Me Abiodun.
« Mon père n’est pas un conducteur rapide, il respectait la limitation de vitesse et puis les freins ont lâché. Il travaille pour Anthony depuis trois ans, c’est un bon conducteur. Je sais que lorsque le voyage a commencé à Lagos, Anthony était assis à l’avant, à côté du chauffeur, mais mon père lui a demandé de s’asseoir derrière car il lui bloquait la vue », a-t-il affirmé.
Pour rappel, le conducteur du véhicule, Adeniyi Mobolaji Kayode, a été inculpé de quatre chefs d’accusation, dont conduite dangereuse ayant entraîné la mort, conduite imprudente et négligente, conduite sans précaution ni attention, ainsi que conduite sans permis valide. Son procès a été ajourné au 20 janvier.
Un drame aux conséquences humaines lourdes, dont l’issue aurait pu être encore plus tragique sans ce changement de place de dernière minute, aujourd’hui perçu comme déterminant pour la survie d’Anthony Joshua.































