Connectez-vous à nous

Hi, what are you looking for?

Société

Kcey : « On m’a vendue comme une marchandise, 800 € la scène et des larmes » L’Ivoirienne raconte enfer derrière les caméras du X

Invitée sur le plateau de l’émission « Entre Artistes », Kcey a brisé le silence. Sans fard et avec une honnêteté désarmante, elle revient sur son passage dans l’industrie du film pour adultes, la réalité brutale de l’escorting et le prix social, parfois sanglant, de ces choix dictés par la survie.

Le mirage du X : Entre précarité et manipulation

Pour beaucoup, l’entrée dans le milieu du X est un choix de carrière. Pour Kcey, ce fut une issue de secours face à une situation administrative complexe et une galère financière étouffante. Contactée via les réseaux sociaux, elle se laisse convaincre par des promesses loin de la réalité.

« On m’avait dit que les clients seraient de vieux blancs riches », confie-t-elle. La réalité sera tout autre : des tournages à la chaîne pour la plateforme « Jacquie et Michel » et un buzz incontrôlable sur les réseaux sociaux. Derrière les écrans, la mécanique est froide : 800 € la scène, des rapports mécaniques sans aucun plaisir, et l’utilisation de l’alcool pour tenir le choc psychologique.

L’engrenage de l’escorting : « On m’a vendue comme une marchandise »

Le témoignage de Kcey prend une tournure encore plus sombre lorsqu’elle évoque sa transition vers l’escorting. Elle raconte avec amertume la trahison de ses propres amies, qui servaient d’intermédiaires pour la « livrer » à des clients tout en touchant des commissions dans son dos.

Son quotidien devient alors un exercice d’équilibrisme impossible : mère de famille, elle déposait son fils à l’école le matin avant d’activer ses annonces et d’enchaîner les « passes« . Elle décrit un monde souterrain peuplé de fétichismes extrêmes et de clients aux demandes parfois dégradantes, qu’elle acceptait par nécessité absolue : « C’était la facilité de l’argent, mais rien n’est facile en vrai. »

Cicatrices physiques et sociales

Au-delà du regard des autres, Kcey porte les marques de cette période dans sa chair. Elle dévoile une cicatrice au front, souvenir d’une agression violente par un homme qui l’hébergeait et qui n’a pas supporté un refus à 4 heures du matin.

Le rejet familial et le jugement constant de la communauté africaine ont complété ce tableau douloureux. « Les gens faisaient semblant de ne pas me reconnaître alors qu’ils avaient tous vu les vidéos », explique-t-elle, soulignant l’hypocrisie sociale qui entoure ce milieu.

La rédemption par la foi et l’art

Aujourd’hui, cette page semble bel et bien tournée. Kcey a troqué les plateaux de tournage pour les studios d’enregistrement. Désormais tournée vers la musique et portée par une foi nouvelle, elle utilise son histoire non pas comme un fardeau, mais comme un avertissement pour les jeunes filles tentées par « l’argent facile ».

Cliquez pour commenter

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous aimerez aussi

Société

La scène a provoqué une énorme agitation dans la commune de Marcory ce lundi 18 mai 2026. Trois gendarmes ont été interpellés après avoir...

Société

Le feuilleton judiciaire qui secoue le Djoloff vient de prendre une tournure politique majeure. Matar Ndiaga Seck, alias « Ndiaga Seck », un comptable...

People

Un récit glaçant qui lève le voile sur l’envers du décor du succès religieux. Avant de devenir la coqueluche du gospel ouest-africain au milieu...

Société

Sous des airs de pâtisseries ordinaires, les « space cakes » des gâteaux incrustés de cannabis ou de drogues de synthèse s’arrachent à coups...