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Kush : La nouvelle drogue qui ravage l’Afrique de l’Ouest

Une nouvelle drogue bon marché, extrêmement addictive et mortelle appelée «Kush» sème la désolation en Sierra Leone, au Libéria, en Guinée, en Guinée-Bissau et en Gambie. Apparu d’abord à Freetown, ce stupéfiant synthétique fait désormais l’objet d’une alerte régionale.

Une drogue de laboratoire aux effets dévastateurs

Selon un rapport de l’Initiative globale contre le crime organisé, le Kush est un mélange d’opioïdes synthétiques très puissants (comme les nitazènes, jusqu’à 25 fois plus forts que le fentanyl), de cannabinoïdes de synthèse, et d’autres substances inconnues. Fabriqué localement avec des produits importés clandestinement, le Kush provoque des hallucinations, des troubles psychiques sévères, des atteintes neurologiques, voire des morts soudaines.

Une propagation rapide dans toute la sous-région

Né en Sierra Leone, le Kush a rapidement conquis les marchés de la sous-région, porté par son prix bas et sa disponibilité dans les milieux urbains précaires. Le Libéria et la Sierra Leone ont décrété l’état d’urgence sanitaire en 2024, face à l’explosion des cas d’addiction.

Dans les hôpitaux psychiatriques de Freetown, les admissions liées au Kush ont été multipliées par 40 en deux ans. La majorité des victimes sont des jeunes âgés de 15 à 30 ans, souvent en situation de vulnérabilité. Le manque de structures de désintoxication, de personnel formé et de financements aggrave la crise.

La mobilité des trafiquants, la porosité des frontières et l’absence de coordination entre les pays rendent la lutte contre le Kush difficile.

L’ONU et plusieurs ONG appellent à un plan régional de réponse, incluant :

  • des campagnes de sensibilisation massives ;
  • des tests chimiques et alertes précoces ;
  • un meilleur contrôle des produits importés ;
  • le soutien à la réinsertion des toxicomanes.

Le Kush est-il en train de devenir le « crack » de l’Afrique de l’Ouest ?

Si rien n’est fait rapidement, cette drogue pourrait provoquer une crise sanitaire et sociale dans toute l’Afrique de l’Ouest. Informer, prévenir, soigner et agir ensemble : telles sont les clés pour enrayer cette épidémie invisible.

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