La Hongrie a annoncé son retrait de la Cour pénale internationale (CPI) lors de la visite à Budapest du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, malgré un mandat d’arrêt de la CPI à son encontre pour des crimes de guerre présumés à Gaza. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a qualifié ce mandat de « honteux et cynique », estimant qu’il était politiquement motivé. En réponse, la Hongrie a entamé la procédure de retrait de la CPI, devenant ainsi le premier État membre de l’Union européenne à le faire.
Cette décision survient après que la CPI a émis des mandats d’arrêt contre Netanyahu et l’ex-ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, en novembre 2024, les accusant de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité liés aux opérations militaires à Gaza. La Hongrie, bien qu’ayant signé le Statut de Rome en 1999 et l’ayant ratifié en 2001, n’a jamais incorporé ce traité dans sa législation nationale, ce qui, selon Budapest, l’exempte de l’obligation d’exécuter les mandats d’arrêt de la CPI.
Cette position hongroise a suscité des critiques de la part d’organisations de défense des droits humains, telles qu’Amnesty International et Human Rights Watch, qui accusent la Hongrie de saper l’autorité de la CPI et le principe de responsabilité internationale. De plus, la CPI a rappelé à la Hongrie son obligation légale de coopérer avec la Cour, malgré le retrait en cours.
La visite de Netanyahu à Budapest marque son premier déplacement en Europe depuis l’émission du mandat d’arrêt par la CPI. Au cours de cette visite, des discussions ont eu lieu sur des sujets tels que le soutien hongrois à Israël et la coopération bilatérale, reflétant les liens étroits entre les deux dirigeants.































