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Politique

L’armée américaine mène des frappes meurtrières en Équateur

L’armée américaine a confirmé vendredi avoir mené des opérations cinétiques meurtrières au sol en Équateur, marquant une escalade spectaculaire par rapport au rôle de conseil que les forces américaines jouaient quelques jours auparavant et étendant pour la première fois la campagne militarisée de lutte antidrogue de l’administration Trump de la mer à la terre dans ce pays.

« À la demande de l’Équateur, le département de la Guerre a mené une action ciblée pour faire avancer notre objectif commun de démanteler les réseaux narcoterroristes », a écrit Sean Parnell, porte-parole du Pentagone, sur X.

Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a quant à lui publié que les forces américaines menaient des frappes contre des « sites narcoterroristes au sol » en partenariat avec l’Équateur, ajoutant : « Il y en aura bien d’autres ».

D’un rôle consultatif aux frappes létales

L’opération létale fait suite à une escalade rapide qui a débuté plus tôt cette semaine. Le 3 mars, le Commandement sud des États-Unis a annoncé que les forces américaines et équatoriennes avaient lancé des opérations conjointes contre des « organisations terroristes désignées en Équateur ». À ce stade, les forces spéciales américaines conseillaient et soutenaient les commandos équatoriens lors de raids, mais ne participaient pas directement aux combats au sol, selon ABC News et The New York Times.

L’opération initiale visait les Comandos de la Frontera, un groupe colombien de trafic de drogue opérant dans le nord de l’Équateur. Selon le média équatorien El Universo, la frappe de vendredi a détruit un complexe d’approvisionnement et une zone de repos utilisés par l’alias « Mono Tole », un chef des Comandos de la Frontera, ainsi qu’une zone d’entraînement pour les narcotrafiquants. Le président équatorien Daniel Noboa a publié une vidéo du site détruit, déclarant : « Nous les trouverons. Où qu’ils se cachent, nous serons là ».

Un nouveau front dans la guerre contre la drogue

L’entrée en Équateur fait suite à un raid de janvier au Venezuela visant à capturer le président Nicolás Maduro et s’inscrit dans une dynamique que les critiques et les experts de l’ONU ont qualifiée de « schéma plus large et profondément préoccupant » d’agression militaire. Les analystes s’attendaient à ce qu’une éventuelle expansion terrestre cible le Mexique ou la Colombie, deux pays qui jouent un rôle plus important dans le trafic de drogue. Or, c’est l’Équateur où Noboa a activement recherché le soutien de Washington qui est devenu le premier terrain d’essai pour des opérations létales terrestres contre l’infrastructure des cartels dans l’hémisphère

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