C’est une course contre la montre que vient d’engager la diplomatie gabonaise. Ce mercredi 11 mars 2026, le gouvernement a officiellement annoncé le lancement d’une opération de rapatriement pour ses citoyens établis au Moyen-Orient, invoquant une situation sécuritaire devenue « extrêmement préoccupante ».
Alors que la région s’enfonce dans une spirale de tensions militaires impliquant plusieurs puissances régionales, Libreville a décidé de passer à l’offensive pour protéger ses fils et filles.
Une zone sous haute tension
La décision n’est pas fortuite. Depuis le début du mois de mars, le Moyen-Orient est le théâtre d’une escalade armée sans précédent, marquée par des attaques attribuées à l’Iran contre plusieurs pays du Golfe (Émirats Arabes Unis, Arabie Saoudite). Le 4 mars dernier, la Présidence de la République Gabonaise avait déjà fermement condamné ces violations flagrantes du droit international. Face à la multiplication des frappes et aux fermetures imprévisibles d’espaces aériens, l’heure n’est plus à la simple vigilance, mais au sauvetage.
La CVAU : Le cerveau de l’opération
Pour orchestrer ce retour complexe, le Ministère des Affaires étrangères a activé la Cellule de Veille et d’Assistance d’Urgence (CVAU). Sous la supervision directe de la mission diplomatique à Riyad, cette cellule travaille 24h/24 pour : Recenser les Gabonais dans les zones les plus exposées (Iran, pays du Golfe). Sécuriser les convois vers les aéroports encore opérationnels. Assurer un pont aérien direct vers Libreville pour les plus vulnérables.
« Aucun compatriote ne sera laissé de côté »
Par ce geste, le gouvernement gabonais envoie un message puissant à sa diaspora : la sécurité nationale ne s’arrête pas aux frontières de l’Estuaire. Alors que plusieurs autres nations africaines comme la Côte d’Ivoire appellent également à la prudence, le Gabon se distingue par la rapidité de sa réponse logistique.
Pour les familles restées au pays, le soulagement commence à poindre alors que les premiers vols sont attendus dans les prochaines heures. Une opération de solidarité nationale qui rappelle que, face au chaos mondial, l’union reste la seule boussole.
Source : Ministère des Affaires étrangères / Gabon 24 – 11 Mars 2026































