Bhoomi court. Valise en main, cœur tambourinant, elle se faufile entre les voitures coincées dans la circulation d’Ahmedabad. Son téléphone affiche l’heure en rouge dans sa tête : 13h45. Son vol Air India 171 décolle à 14h00. Elle le sait, elle n’a plus droit à la moindre erreur.
La file au contrôle sécurité est trop longue. L’hôtesse lui jette un regard désolé. Le vol a déjà décollé.
Bhoomi s’écroule sur un banc. Elle est en sueur, tremble de stress et d’incompréhension. Elle se sent ridicule. Culpabilité, colère, honte… tant d’émotions se bousculent dans son esprit. « Si j’avais pris un autre taxi, si je m’étais levée plus tôt… » Elle ne voit pas le message qui clignote déjà sur son téléphone.
Quelques heures plus tard, elle entend les mots qu’aucun voyageur ne veut jamais entendre :
« L’avion Air India 171 s’est écrasé peu après son décollage. Aucun survivant confirmé à ce stade. »
Tout se fige.
Ses jambes cèdent. Elle tombe à genoux, bouche bée, incapable de pleurer. Son téléphone lui glisse des mains. Dans un vertige étouffant, une seule pensée la traverse :
« Je devrais être morte. »
Mais elle ne l’est pas. Par un caprice du destin ou un miracle, dira-t-elle plus tard elle est vivante.
Depuis ce jour, Bhoomi ne voit plus les retards comme des malédictions, mais comme des signes, des appels à ralentir. Elle remercie ce qu’elle appelle “Devi Maa”, la force invisible qui l’a retenue, contre son gré, loin de cet avion.
Elle ne pense plus que « perdre du temps » est toujours un mal. Car ce temps perdu lui a sauvé la vie.
Récit inspiré de faits réels Juin 2025
































arlette houillez
juin 18, 2025 at 9:06 pm
Hommage à tout les passagers la personne qui a rater sont vol heureusement vous avez été sauve condoléances aux familles des victimes c est vraiment une tragédie et je suis bien triste