Avec deux victoires en deux matchs, la Côte d’Ivoire boucle cette 5ᵉ fenêtre FIFA avec un sans-faute comptable (6 points sur 6). Pourtant, dans le jeu, les Éléphants ont souffert, notamment lors du premier match face au Burundi, disputé au Maroc, avant de s’imposer une nouvelle fois ce soir contre la Gambie (1-0) au stade Félix Houphouët-Boigny.
Un réalisme qui fait la différence
Dans une fenêtre FIFA où la Côte d’Ivoire devait confirmer sa première place, les hommes d’Emerse Faé ont su capitaliser sur leur efficacité offensive et leur solidité défensive. Face au Burundi, une équipe visiblement venue pour chercher le nul, c’est Evan Guessan qui a joué les sauveurs en trouvant le chemin des filets pour offrir une courte victoire aux siens (1-0), ouvrant son compteur de buts en selection nationale .
Ce soir, contre la Gambie, le scénario a été similaire. La Côte d’Ivoire a une nouvelle fois peiné à imposer son rythme, manquant de fluidité et d’inspiration offensive. Mais comme lors du premier match, un éclair individuel a suffi pour faire la différence. Cette fois, c’est Sébastien Haller qui a délivré les siens en inscrivant un superbe but de la tête, au stade Félix Houphouët-Boigny, offrant aux Éléphants un deuxième succès sur le même score.
Défensivement, Ousmane Diomandé a marqué les esprits. Longtemps laissé sur le banc par Emerse Faé critiqué pour son manque de temps de jeu, le défenseur central a répondu présent ce soir en livrant une prestation solide durant 90 minutes. Attendu par les supporters et plusieurs observateurs du football ivoirien, il a prouvé qu’il pouvait être un élément clé de l’arrière-garde des Éléphants en repoussant avec autorité chaque offensive gambienne.
Dans les cages, Yahia Fofana a été impérial, réalisant plusieurs parades décisives pour préserver l’avantage des siens.

Des lacunes inquiétantes dans le jeu
Si les résultats sont au rendez-vous, la manière, elle, laisse à désirer. Face au Burundi comme contre la Gambie, la Côte d’Ivoire a affiché des failles, notamment dans la construction du jeu. Le manque de fluidité au milieu de terrain a empêché une véritable domination et a souvent laissé l’initiative à l’adversaire.
Les choix tactiques d’Emerse Faé ont également interrogé. La sortie de Nicolas Pépé, pourtant en jambes, a déséquilibré l’équipe. Son remplacement par Evan Guessan n’a pas été payant, son apport global est resté limité. De même, les entrées de Oumar Diakité et Jean-Philippe Krasso n’ont pas permis aux Éléphants de mieux gérer la fin de match. Une désorganisation qui a laissé planer le doute jusqu’à la dernière minute.
Des ajustements nécessaires avant le choc face au Gabon
Malgré ces difficultés, la Côte d’Ivoire termine cette fenêtre FIFA avec l’essentiel : deux victoires et la première place du groupe F. Mais ces succès acquis dans la douleur ne suffiront pas à dissiper les interrogations.
Pour espérer une qualification sereine au Mondial 2026, les Éléphants devront impérativement corriger ces lacunes et retrouver plus de maîtrise dans le jeu. Rendez-vous en septembre pour un duel décisif face au Gabon 🇬🇦, actuel deuxième de la poule, où il faudra cette fois convaincre autant par le score que par la manière.































