Marine Le Pen, figure de proue du Rassemblement National (RN), ne pourra pas briguer la présidence en 2027. La cheffe de l’extrême droite française a été condamnée ce lundi 1er avril par le tribunal correctionnel de Paris à cinq ans d’inéligibilité avec effet immédiat, pour détournement de fonds européens destinés à rémunérer des assistants parlementaires. Un coup de tonnerre dans le paysage politique français.
Une condamnation aux lourdes conséquences
Outre son inéligibilité, Marine Le Pen écope également de quatre ans de prison, dont deux aménageables sous bracelet électronique, ainsi qu’une amende de 100 000 euros. La justice lui reproche d’avoir utilisé des fonds de l’Union européenne pour salarier des membres du RN alors qu’ils ne travaillaient pas réellement au Parlement européen. Une affaire qui a éclaté en 2017 et qui aboutit aujourd’hui à un verdict cinglant.
L’ex-candidate à la présidentielle de 2022 a immédiatement annoncé son intention de faire appel. Mais cette procédure ne suspend pas sa peine d’inéligibilité, ce qui l’empêche, à ce stade, de concourir à l’élection présidentielle de 2027.

Un RN en pleine tourmente
Cette décision plonge le Rassemblement National dans l’incertitude. Jordan Bardella, président du parti et successeur désigné de Marine Le Pen, s’est dit « abasourdi » par la sentence, tout en réaffirmant son soutien à la dirigeante historique du mouvement. Pour l’instant, il refuse de se positionner comme candidat de remplacement pour 2027, laissant planer le doute sur l’avenir du parti.
Du côté de la majorité présidentielle, plusieurs responsables ont salué une décision « juste et légitime », soulignant que « personne n’est au-dessus des lois ». À l’inverse, certains, comme François Bayrou, ont exprimé leur malaise face à cette inéligibilité immédiate, estimant que la France est l’un des seuls pays où une telle sanction peut être prononcée.
Une onde de choc dans le paysage politique français
Avec cette condamnation, Marine Le Pen voit son avenir politique s’assombrir brutalement. Même si son appel pourrait aboutir à un allègement de la peine, l’échéance présidentielle de 2027 semble, pour l’instant, hors de sa portée. Cette situation ouvre une période d’incertitude au sein du RN, qui doit désormais réfléchir à une nouvelle stratégie pour ne pas être affaibli avant les prochaines échéances électorales.
L’affaire ne fait que commencer, mais une chose est sûre : la politique française vient de basculer dans une nouvelle ère.































