Le rappeur MHD a été condamné ce vendredi en appel à 12 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises du Val-de-Marne, pour un homicide volontaire commis dans la nuit du 5 au 6 juillet 2018. Cette peine est identique à celle prononcée en première instance par la cour d’appel de Paris en septembre 2023.
Jugé aux côtés de plusieurs coaccusés, MHD, de son vrai nom Mohamed Sylla, a vu l’un d’eux écoper également de 12 ans d’emprisonnement, un autre de 10 ans, tandis qu’un dernier a été acquitté. Après l’annonce du verdict, le rappeur a brièvement étreint ses proches avant de quitter la salle, menotté.
Durant ce procès en appel, ouvert le 18 février, MHD et deux de ses coaccusés comparaissaient libres. L’accusation avait requis des peines allant de 12 à 15 ans de réclusion criminelle, tandis que la défense du rappeur avait plaidé son acquittement. À la barre, MHD a une nouvelle fois clamé son innocence, affirmant être « la cible parfaite ».
Un meurtre dans un contexte de règlement de comptes
Les faits remontent à la nuit du 5 au 6 juillet 2018. Loïc K., 23 ans, originaire de la cité de la Grange aux Belles (nord-est de Paris), avait été violemment agressé dans le Xe arrondissement. Percuté par une Mercedes, il avait ensuite été roué de coups et poignardé à plusieurs reprises par une dizaine d’individus appartenant à la cité rivale des Chaufourniers, surnommée la « cité rouge ». Il était décédé quelques minutes après le départ de ses agresseurs.
Dans cette affaire marquée par la « loi du silence », plusieurs témoins ont néanmoins affirmé avoir vu MHD sur les lieux, le reconnaissant grâce à son survêtement Puma – marque dont il était ambassadeur à l’époque
– ainsi qu’à sa chevelure et sa barbe blondes.
À l’annonce du verdict, le rappeur a vacillé sous le choc, tandis que des sanglots se faisaient entendre parmi le public de la salle d’audience. MHD et ses coaccusés disposent désormais de dix jours pour se pourvoir en cassation.































