Depuis les murs de sa prison, Constant Mutamba aurait adressé un message direct au reggae-man ivoirien Tiken Jah Fakoly. En cause : une chanson composée par l’artiste dans laquelle son nom serait évoqué. Ce message circule sur de nombreuses pages ivoiriennes, notamment celle du PPA-CI, mais aussi sur des pages congolaises, sans qu’aucune source fiable ne confirme l’authenticité de cette lettre. Voici ci-dessous le contenu de ce message, dont la véracité reste à prouver.
« C’est avec désolation que nous, moi et ma famille, avons pris connaissance d’une chanson à mon nom », affirme-t-il. Incarcéré, il dit avoir découvert cette initiative sans avoir été consulté et demande explicitement que son nom soit retiré du titre.
“Je ne suis pas un refrain”
Dans une déclaration ferme, Constant Mutamba rejette toute forme de récupération symbolique : « Je ne suis pas un refrain. Je ne suis pas un décor militant pour scènes européennes. Je ne suis pas un produit d’exportation révolutionnaire. »
Reconnaissant être en prison, il insiste néanmoins sur le fait qu’il ne saurait être utilisé comme symbole artistique ou politique sans son consentement.
Une question de cohérence politique
Dans son message, il interpelle l’artiste sur ce qu’il considère comme une incohérence idéologique.
Il critique une vision qu’il juge universalisante des élections et de la liberté d’expression, estimant que ces notions doivent être replacées dans le contexte de pays qu’il décrit comme « agressés, infiltrés et déstabilisés depuis plus d’une décennie ». Il évoque notamment la situation au Sahel et cite les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), dont il présente les dirigeants comme des modèles dans la lutte pour la souveraineté. « Si tu leur tournes le dos, alors oublie mon nom dans tes lèvres », déclare-t-il.
Un appel à la souveraineté
Constant Mutamba dénonce également ce qu’il considère comme l’attitude des puissances internationales face à la fragmentation du Congo, à la destruction de la Libye et à la situation sécuritaire au Sahel. Il estime que la lutte politique ne peut être un « spectacle » et affirme : « La souveraineté n’est pas un slogan. La révolution n’est pas un costume de scène. Mon nom appartient à la résistance. Mon nom appartient aux peuples debout. Mon nom n’est pas à louer. »
À ce stade, aucune réaction publique de Tiken Jah Fakoly n’a encore été enregistrée.































