Le football africain a encore été secoué par une polémique aussi surprenante que saisissante. Dimanche 16 novembre 2025, à Rabat, après la défaite du Nigeria face à la RDC au terme d’une séance de tirs au but suffocante (1-1 a.p., 4 t.a.b. à 3), le sélectionneur Éric Chelle a accusé le staff congolais d’avoir eu recours à une pratique de vaudou en plein duel décisif.

« Il faisait un truc qui ressemblait à du vaudou »
Chelle, visiblement tendu à la fin de la séance, s’est insurgé contre l’attitude d’un membre du staff de Sébastien Desabre. Selon lui, un geste répété et suspect l’a interpellé tout au long des tirs au but.
« Pendant toute la séance de tirs au but, le gars du Congo faisait un truc qui ressemblait à du vaudou. À chaque fois. À chaque fois. C’est pour ça que j’étais un peu nerveux […] Je ne sais pas exactement ce que c’était, mais il secouait sa main avec une bouteille contenant je ne sais pas si c’était de l’eau ou autre chose », a-t-il expliqué face à la presse.
La scène aurait attiré son attention au moment où chaque tir pouvait sceller le sort du match. Pour Chelle, cette gestuelle répétitive semblait destinée à influencer la chance, la réussite… ou l’issue de la rencontre.
Un passé de contestations pour Éric Chelle
Si la déclaration fait grand bruit, certains internautes n’ont pas tardé à qualifier Éric Chelle de « mauvais perdant ». Une réputation qui colle déjà au technicien malien.
À la CAN 2023, après l’élimination du Mali en quart de finale contre la Côte d’Ivoire (2-1), il avait dénoncé l’arbitrage et reconnu lui-même en conférence de presse :
« Bien sûr, je suis un mauvais perdant. »
De quoi alimenter les critiques face à cette nouvelle sortie explosive.
Quand l’ironie s’invite : le Nigeria et le « Juju »
L’accusation prend un ton encore plus ironique lorsqu’on se rappelle une phrase devenue virale récemment. Il y a un mois à peine, après la lourde défaite infligée au Bénin lors des éliminatoires de la Coupe du monde, des membres du staff technique nigérian avaient lancé :
« Juju no dey play football »
(« Le vodoun ne joue pas au football. »)
Une pique destinée à tourner en dérision les croyances mystiques souvent associées au football en Afrique de l’Ouest.
Aujourd’hui, c’est pourtant leur propre sélectionneur qui accuse l’adversaire d’avoir tenté d’influencer le destin du match grâce à une pratique mystique.
Un débat culturel relancé
Entre superstition, tradition, stratégie psychologique et esprit sportif, cette affaire rouvre un débat très sensible dans le football africain : celui de la frontière entre croyances culturelles et « influence mystique » supposée sur le terrain.
En attendant une réaction officielle de la Fédération congolaise, la sortie d’Éric Chelle continue d’alimenter discussions, moqueries, indignations et interrogations sur les réseaux sociaux.
Une chose est sûre : cette séance de tirs au but restera autant dans les mémoires pour son suspense… que pour cette accusation inattendue de vaudou au cœur d’un match décisif.
































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