Dans un épisode récent du podcast Laissons parler les gens, le champion ivoirien de boxe thaïlandaise, Oly la Machine, s’est confié sans filtre sur son parcours, les critiques virulentes des réseaux sociaux et sa vision du succès en Côte d’Ivoire. Entre résilience et projets futurs, l’athlète revient sur les moments qui ont forgé sa carrière.
Faire face à la « méchanceté gratuite » des réseaux
Oly la Machine ne cache pas que les attaques sur Internet l’ont profondément marqué. Il décrit une forme de « prison » psychologique où certains internautes, cachés derrière leurs écrans, tentent de « tuer les rêves » des autres. Il déplore que beaucoup d’Ivoiriens se focalisent davantage sur ses échecs que sur ses titres mondiaux et continentaux . « C’est extraordinaire chez l’Ivoirien… on se focalise plus sur tes échecs que sur tes réussites. Pourquoi vouloir déconstruire nos stars au point qu’elles n’aient plus envie de jouer pour l’équipe nationale ?« .
Un pionnier parti de rien
Le combattant a rappelé ses débuts difficiles en 2008, à une époque où la boxe thaïlandaise était quasi inconnue en Côte d’Ivoire. Avant d’atteindre les sommets, il a dû faire face au scepticisme général et à une précarité extrême : « En 2012, après 4 ans d’entraînement, on nous payait avec des paquets de spaghetti« . Malgré cela, il est devenu le premier Ivoirien à porter ce sport au niveau international, voyageant pour la première fois en 2014 pour les championnats du monde en Malaisie .
L’impact social au-delà du ring
Au-delà de ses propres victoires, Oly se félicite de l’impact social de son sport. Il a formé plus de 300 personnes et voit le sport comme un outil de sauvetage pour des jeunes en difficulté qui auraient pu basculer dans la marginalité . Pour lui, transformer une vie par le sport est la « vraie récompense » .
Blessures et futur : Vers un « Comeback » ?
Éloigné du ring depuis près d’un an suite à une grave blessure au genou survenue en mai dernier, Oly la Machine reste combatif. Bien qu’il gère désormais une structure sportive (Gazelapse), il n’a pas encore dit son dernier mot en tant qu’athlète.
« J’ai encore envie de taper, j’aime me battre« confie-t-il, laissant présager un retour imminent, peut-être dès cette année ou l’année prochaine.
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