Le chantier est colossal pour la Fédération ghanéenne de football. Deux jours seulement après le limogeage de Otto Addo, plus de 600 candidatures ont été enregistrées pour le poste de sélectionneur des Black Stars.

Une affluence exceptionnelle confirmée par le président de la Fédération, Kurt Okraku, conscient de la difficulté de trouver le profil idéal.
« C’est le Ghana, une équipe nationale qualifiée pour la Coupe du monde. Chaque coach dans le monde veut saisir cette opportunité. Il y a des milliers d’entraîneurs, mais peu ont la chance de diriger une équipe lors d’une Coupe du monde. C’est donc très normal », a-t-il expliqué.
Un engouement inédit
Jamais un poste de sélectionneur n’avait suscité un tel intérêt dans le pays. Techniciens locaux, entraîneurs africains et profils internationaux ont tous manifesté leur volonté de prendre les rênes des Black Stars. Kurt Okraku précise :
« Il y a peut-être déjà entre 600 et 800 candidatures. »
Malgré cette forte mobilisation, aucun nom ne se dégage clairement, preuve de la prudence des dirigeants dans ce processus stratégique. Certaines rumeurs ont même été démenties, comme celle concernant James Kwasi Appiah, qui a affirmé qu’il n’était pas candidat et qu’il était actuellement en mission en Arabie Saoudite.
Une situation sportive délicate
Cette course à la succession intervient dans un contexte sportif préoccupant. Les Black Stars sortent d’une fenêtre FIFA difficile, marquée par deux défaites : une lourde correction face au Brésil (5-0) et un revers contre l’Allemagne (2-1). Ces résultats ont précipité le départ de Otto Addo.
Préparation sous pression
Malgré cette instabilité, le Ghana poursuit sa préparation pour la Coupe du monde 2026. Les joueurs devraient se regrouper dès le mois de mai pour une série de matchs amicaux, notamment contre le Mexique, avant un dernier test face à la Tunisie le 2 juin.
Placés dans un groupe relevé, les Black Stars débuteront le 18 juin contre le Panama, avant d’affronter la Lettonie cinq jours plus tard, puis de conclure face à la Croatie.
Face à l’urgence, la Fédération entend accélérer le processus de recrutement. Kurt Okraku détaille la méthode :
« Notre travail est d’être très clairs sur le profil que nous voulons et la qualité que nous souhaitons apporter. Nous devons aussi bien comprendre les aspects intangibles dans le vestiaire. Nous allons rencontrer le comité exécutif dans les prochains jours et accélérer la recherche d’un nouveau sélectionneur. »
Le président promet la nomination d’un nouvel entraîneur au plus tard dans deux semaines.































