À l’approche de la présidentielle du 25 octobre 2025, les critiques contre le président sortant Alassane Ouattara s’intensifient. Dans l’opinion, certains affirment qu’il écarterait ses adversaires pour se garantir une victoire. Mais du côté du RHDP, la riposte est claire : « Ouattara n’a pas peur de ses adversaires ».
« Bédié était plus populaire que Thiam »
Revenant sur la crise électorale de 2020, le camp présidentiel rappelle que les candidatures d’Henri Konan Bédié et de Pascal Affi N’Guessan avaient été validées par le Conseil constitutionnel. Mais ce sont eux-mêmes qui avaient refusé de concourir, préférant appeler à la désobéissance civile.
« Si Ouattara n’a pas eu peur de Bédié, qui reste infiniment plus populaire que Tidjane Thiam, pourquoi aurait-il peur de Thiam aujourd’hui ? », lâche un cadre du RHDP, accusant l’opposition de manipuler l’opinion.
« La paix ne dépend pas de la participation »
Autre point fort : l’argument selon lequel la participation de tous les candidats n’est pas une garantie de paix.
« C’est une escroquerie morale », tonne-t-on dans l’entourage du chef de l’État. « L’élection où tout le monde a participé, c’est bien celle qui a fait le plus de morts ! Le problème n’est pas la participation, mais le respect des règles démocratiques. Dans une compétition, il y a toujours un gagnant et un perdant. Si tu refuses d’accepter la défaite, tu mets le pays en danger. »
Une pique à l’opposition
En filigrane, cette sortie vise directement Tidjane Thiam, aujourd’hui considéré comme le principal challenger d’Alassane Ouattara.
« Comparer sa popularité à celle de Bédié est une illusion. Si le Président n’a pas tremblé face à Bédié, pourquoi tremblerait-il devant Thiam ? », insiste le RHDP.
Le débat reste ouvert
Ces déclarations polémiques ne manqueront pas d’alimenter les débats politiques dans un climat déjà tendu. Entre accusations d’exclusion et rappels au respect des règles démocratiques, la présidentielle d’octobre 2025 s’annonce explosive.































