Le gouvernement philippin vient de frapper un grand coup dans sa lutte pour une police plus efficace et plus crédible : les policiers en surpoids auront désormais l’obligation de perdre du poids, sous peine de sanctions disciplinaires, voire d’exclusion du service. L’objectif : retrouver une force de police physiquement apte et respectée, tant sur le terrain qu’aux yeux du public.
Un décret strict : l’IMC désormais surveillé de près
Annoncée le 10 juin 2025 par le chef de la police nationale philippine (PNP), le Général Nicolas Torre III, cette directive impose à tous les agents de :
- Maintenir un IMC (Indice de Masse Corporelle) compris entre 18,5 et 24,9 ;
- Participer à des tests de condition physique mensuels ;
- Perdre en moyenne 2 kg par mois jusqu’à atteindre un poids santé.
Bien que le décret ne fixe pas officiellement une limite temporelle, le rythme imposé de perte de poids laisse entendre que les agents concernés disposent d’environ un an pour se conformer. Ceux qui échoueraient à atteindre les objectifs se verront :
- Refuser toute promotion ou avancement ;
- Suspendus de leurs fonctions actives ;
- Potentiellement déclassés ou déplacés administrativement.
Pourquoi cette réforme de la police aux Philippines ?
Le Général Torre justifie cette mesure par la nécessité d’une police en pleine forme physique et mentale, résumée par la devise : « A sound body equals a sound mind ».
« Un agent de police incapable de courir, d’intervenir ou de faire respecter la loi nuit à l’efficacité et à l’image de l’institution. » a-t-il déclaré.
Parmi les raisons invoquées :
- Taux élevé d’obésité dans les rangs ;
- Difficulté d’intervention physique sur le terrain ;
- Risque accru de maladies cardiovasculaires et chroniques ;
- Uniformes mal portés, image publique dégradée.
Une mesure applaudie… mais aussi critiquée
Si certains saluent cette décision pour lutter contre le laxisme physique et restaurer la crédibilité de la PNP, d’autres y voient un traitement humiliant des agents ; une approche plus punitive que préventive.































