L’élection présidentielle ivoirienne de 2025 franchit un nouveau cap décisif. Ce mardi 26 août, deux grandes figures de la scène politique nationale, Alassane Ouattara, président sortant et leader du RHDP, et Laurent Gbagbo, ancien chef d’État et président du PPA-CI, procéderont chacun au dépôt officiel de leur dossier de candidature auprès de la Commission Électorale Indépendante (CEI).
L’annonce de ces dépôts simultanés met en lumière l’intensité politique qui entoure déjà ce scrutin crucial. D’un côté, Alassane Ouattara ambitionne de briguer un quatrième mandat, défendu par son camp comme un gage de stabilité et de continuité pour la Côte d’Ivoire. De l’autre, Laurent Gbagbo, malgré les controverses liées à son éligibilité, entend bien réaffirmer sa place dans l’arène politique et donner une voix à ses partisans.
Une procédure encadrée par la CEI
Comme le prévoit la loi électorale, chaque dossier de candidature comprend plusieurs pièces administratives : casier judiciaire, certificat de nationalité, reçu du paiement de la caution fixée à 50 millions FCFA, ainsi qu’une liste de parrainages certifiés. Une fois reçus, ces dossiers seront transmis dans un délai de 72 heures au Conseil Constitutionnel, seul habilité à valider ou rejeter les candidatures.
Déjà sept candidats en lice
À ce jour, sept dossiers ont été officiellement enregistrés par la CEI, parmi lesquels ceux de personnalités telles que Jean-Louis Billon pour le PDCI-RDA. Avec les dépôts attendus d’Alassane Ouattara et de Laurent Gbagbo, la liste des prétendants s’élargit, confirmant une présidentielle 2025 très disputée.
Au-delà du simple affrontement entre ADO et Gbagbo, cette élection est porteuse d’enjeux majeurs pour l’avenir de la Côte d’Ivoire : stabilité politique, cohésion sociale et perspectives économiques. Elle sera également scrutée de près par la communauté internationale, compte tenu du poids géopolitique du pays en Afrique de l’Ouest.
La date butoir pour le dépôt des candidatures est fixée au 26 août, après quoi la CEI transmettra les dossiers au Conseil Constitutionnel pour validation.































