Recalé par le Conseil constitutionnel, Laurent Gbagbo refuse de se mettre en retrait. L’ex-président, officiellement inéligible, orchestre déjà le rassemblement des exclus du scrutin présidentiel.
Ce mercredi 10 septembre 2025, dans son cabinet d’Abidjan, il a reçu tour à tour Pascal Affi N’Guessan, patron du FPI, des émissaires du PDCI-RDA ainsi que des représentants de GPS. Autour de lui, une garde rapprochée de fidèles : Assoa Adou, Hubert Oulaye, Koné Katina, Dano Djédjé, Ackah Emmanuel et Me Habiba Touré.
Derrière les échanges « de courtoisie », un constat partagé : l’élection présidentielle d’octobre se jouera sans eux, mais pas sans leur influence. Gbagbo et ses alliés entendent capitaliser sur leur mise à l’écart pour peser autrement, quitte à raviver la fracture politique.
En misant sur cette alliance des « recalés », l’ancien chef d’État montre qu’il ne compte pas s’effacer, au contraire. Sa stratégie ? Rester incontournable dans une élection où son absence nourrit autant de frustration que de calculs politiques.































