Candidat déclaré à la présidentielle d’octobre 2025, Jean-Louis Billon continue de marteler l’un des piliers de sa pré-campagne : le nationalisme économique. Un concept qu’il souhaite clarifier, loin des idées reçues.
« Le nationalisme économique, ce n’est pas rejeter les investisseurs étrangers », insiste l’homme d’affaires et ancien ministre du Commerce. Pour lui, il s’agit plutôt de redonner une place stratégique aux Ivoiriens dans leur propre économie.
En revenant sur les privatisations opérées dans les années 1990, Billon rappelle un épisode personnel. « À l’époque, la Côte d’Ivoire a cédé plusieurs entreprises stratégiques. Notre groupe, SIFCOM, a acquis 10 % de CI Télécom. J’étais contre cette décision, je voulais investir autrement. Mais mon père nous a conseillé de prendre des parts, même minoritaires, dans les secteurs clés. »
Aujourd’hui, il dresse un constat sans détour : « Près de 80 % des secteurs vitaux – télécoms, énergie, agro-industrie – sont sous contrôle étranger. 90 % du secteur bancaire appartient à des groupes internationaux. Les grandes décisions économiques ne se prennent plus ici, et les richesses quittent le pays. »
Pour Jean-Louis Billon, il est temps de rééquilibrer la balance. « Il faut garantir aux nationaux une place centrale dans notre économie. Cela passe par le soutien aux entreprises locales, la création de champions nationaux, et le transfert effectif de compétences. »
































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