À moins de trois mois du scrutin présidentiel d’octobre 2025, un fait politique majeur vient marquer l’actualité ivoirienne : le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) a engagé des discussions avec la coalition CAP-Côte d’Ivoire, regroupant plusieurs partis d’opposition, dont le MGC de Simone Gbagbo et le Cojep de Charles Blé Goudé.
La rencontre s’est tenue le mercredi 16 juillet au siège du MGC à Abidjan. Une délégation du RHDP conduite par son secrétaire exécutif, Cissé Ibrahima Bacongo, a échangé pendant plus d’une heure avec les représentants de la coalition. Objectif : poser les bases d’un dialogue structuré autour des enjeux électoraux.

À l’issue de cette réunion inédite, les deux parties ont annoncé la mise en place prochaine d’un comité technique chargé de poursuivre les discussions. Parmi les sujets abordés : la réforme du système électoral, l’État de droit et le respect des engagements politiques.
« Nous avons évoqué les préoccupations de nos interlocuteurs, mais aussi celles de nombreux Ivoiriens. Cette première étape en appelle d’autres », a déclaré Cissé Bacongo devant la presse.
Simone Gbagbo, pour sa part, a salué un premier contact jugé encourageant. « Nous avons exposé nos préoccupations, notamment sur le cadre électoral. Le travail se poursuivra dans les semaines à venir », a-t-elle indiqué.

Du côté du RHDP, la délégation comprenait entre autres Mamadou Touré, Amédé Kouakou, Anne Désirée Ouloto, Mariatou Koné et Myss Belmonde Dogo. Face à eux, des figures de l’opposition comme Charles Blé Goudé, Éric Kahé et Simone Gbagbo.
Cette ouverture entre le parti au pouvoir et une partie de l’opposition est perçue comme un signe d’apaisement dans un contexte politique souvent tendu à l’approche des élections majeures.
































