La liste provisoire électorale récemment dévoilée en Côte d’Ivoire continue de faire couler beaucoup d’encre. Si l’inscription de Tidjane Thiam a été confirmée, celle de l’ancien président Laurent Gbagbo a, une nouvelle fois, été rejetée. De son côté, Charles Blé Goudé, qui nourrissait des ambitions présidentielles, ne figure pas non plus sur cette liste, l’empêchant de se porter candidat en 2025.
Un contraste frappant
Laurent Gbagbo, radié des listes électorales en raison de sa condamnation dans l’affaire de la BCEAO, voit ainsi son exclusion se confirmer. Malgré son retour en Côte d’Ivoire et sa grâce présidentielle accordée par Alassane Ouattara, aucune mesure n’a été prise pour lui permettre de récupérer ses droits civiques.
Blé Goudé, quant à lui, n’a pas fait l’objet d’une condamnation nationale, mais son absence de la liste électorale le disqualifie d’office pour la course à la présidence.
Pendant ce temps, Tidjane Thiam, récemment revenu sur la scène politique ivoirienne en prenant la tête du PDCI-RDA, voit son inscription validée, ouvrant la voie à une éventuelle candidature. Aucune controverse sur sa nationalité ne semble freiner son éligibilité, contrairement aux doutes qui avaient été soulevés autour d’autres figures politiques dans le passé.
Des répercussions sur l’échiquier politique
L’exclusion de figures historiques comme Laurent Gbagbo et Blé Goudé pourrait profondément modifier le rapport de force lors de la présidentielle de 2025. Leurs partisans, privés de leurs leaders, pourraient se tourner vers d’autres candidats ou s’abstenir, influençant ainsi le taux de participation.
Le PDCI, désormais dirigé par Tidjane Thiam, pourrait capitaliser sur cette situation pour se repositionner comme une alternative crédible face au RHDP d’Alassane Ouattara. En l’absence de Gbagbo, le parti de l’ancien président, le PPA-CI, devra redéfinir sa stratégie et peut-être soutenir un autre candidat.
Par ailleurs, ces décisions pourraient raviver des tensions politiques et remettre en question la crédibilité du processus électoral, avec un risque de contestation du scrutin par une partie de l’opposition.
Avec ces exclusions et repositionnements stratégiques, l’élection présidentielle de 2025 s’annonce déjà sous haute tension, et son issue reste plus incertaine que jamais.































