La situation politique en Côte d’Ivoire est actuellement marquée par des tensions autour de la candidature de Tidjane Thiam à l’élection présidentielle de 2025. Ancien directeur général de Credit Suisse et élu président du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) en 2023, Tidjane Thiam a récemment renoncé à sa nationalité française pour se conformer aux exigences légales ivoiriennes, qui stipulent que les candidats à la présidence doivent être exclusivement citoyens ivoiriens.
Cependant, sa candidature fait face à des obstacles juridiques. Des contestations internes au PDCI, notamment de la part de l’ex-ministre Jean-Louis Billon, remettent en question sa légitimité en tant que leader du parti. Billon a exprimé son intention de briguer l’investiture du PDCI, insistant sur la nécessité d’une convention démocratique pour choisir le candidat du parti.
Face à ces tensions, des figures internationales tentent d’influencer la situation. Le président français Emmanuel Macron et sénégalais Macky Sall auraient engagé des discussions discrètes pour persuader le président ivoirien Alassane Ouattara de permettre à Tidjane Thiam de participer à l’élection. Ces efforts incluent des rencontres privées, comme un déjeuner à Mougins, visant à éviter l’invalidation de la candidature de Thiam et à maintenir la stabilité politique dans le pays.
Cette dynamique met Alassane Ouattara sous pression, entre les aspirations internes du PDCI et les attentes de la communauté internationale. La manière dont il gérera cette situation pourrait avoir des implications significatives pour l’avenir politique de la Côte d’Ivoire.































