Sacrée à domicile lors de la CAN 2024 après un parcours aussi chaotique qu’héroïque, la Côte d’Ivoire s’avance vers la prochaine édition au Maroc avec un statut de championne à défendre. Mais entre la pression du titre, des performances irrégulières en éliminatoires de Coupe du monde, et la montée en puissance de nations comme le Maroc ou le Sénégal, les Éléphants doivent convaincre à nouveau.
Une équipe respectée, mais encore inconstante
Depuis son sacre, la sélection d’Emerse Faé connaît un parcours mitigé. En éliminatoires de la Coupe du monde 2026, la Côte d’Ivoire a alterné le bon et le moins bon : victoire laborieuse face au Gabon, nul frustrant contre le Kenya, et un jeu parfois brouillon malgré la qualité individuelle. Le collectif, lui, peine encore à retrouver la rigueur et la solidarité qui avaient conduit à la victoire à Abidjan.

Un effectif toujours impressionnant
Sur le papier, les Éléphants ont tout d’une grande équipe : une défense solide (Ndicka,Kossounou, Singo ), un milieu expérimenté (Kessié, Sangaré) et une attaque variée avec Adingra, Boga, Pépé, Haller ou encore Konaté. Le vivier est riche, mais la constance fait parfois défaut. Le vrai défi reste d’imposer une identité claire et de retrouver cette intensité qui avait marqué leur épopée à la CAN.

Des concurrents redoutables en pleine forme
Le Maroc, demi-finaliste du dernier Mondial, apparaît aujourd’hui comme l’équipe la plus complète du continent : disciplinée, efficace et sûre de ses automatismes. Le Sénégal, emmené par Sadio Mané et une nouvelle génération ambitieuse (Jackson, Diallo, Sabaly), affiche lui aussi une stabilité et une puissance collective enviables.
Face à ces nations au jeu bien huilé, la Côte d’Ivoire semble encore chercher son rythme. Sa force reste sa capacité à se sublimer dans les grands rendez-vous, mais elle devra éviter les débuts hésitants qui ont failli lui coûter cher lors de la dernière CAN.

Une grande nation, toujours à craindre
Malgré ses hauts et ses bas, la Côte d’Ivoire demeure une grande nation de football. Son sacre récent en est la preuve : même au bord de l’élimination, elle a su se relever, battre le Sénégal, puis renverser le Nigeria pour s’offrir une troisième étoile.
Ce mental, cette grinta et cette foi collective sont ses meilleures armes. Si elle parvient à retrouver cet état d’esprit et à corriger ses failles défensives, les Éléphants resteront des adversaires que personne n’a envie d’affronter.

À quelques semaines du coup d’envoi au Maroc, la Côte d’Ivoire n’est peut-être pas l’équipe la plus flamboyante du continent, mais elle reste l’une des plus dangereuses. Moins constante que le Maroc ou le Sénégal, certes, mais capable de tout dans les grands moments. Et ça, les supporters ivoiriens le savent : un Éléphant ne meurt jamais.































