Encore une fois, le Sénégal crie au scandale. Éliminés en demi-finale du CHAN 2025 par le Maroc (1-1, 5-3 aux tirs au but), les Lions de la Téranga accusent l’arbitrage, la VAR, et même une supposée « conspiration » contre eux. Une réaction qui rappelle étrangement les contestations de la CAN 2024, où la Côte d’Ivoire avait sorti les Sénégalais au même stade de la compétition, également aux tirs au but.
Des supporters sénégalais fustigent tour à tour les arbitres, les dirigeants de leur fédération jugés trop passifs, ou encore la Confédération Africaine de Football, accusée de ne pas vouloir voir le Sénégal réussir un doublé. Pour certaines, chaque décision arbitrale devient « preuve » d’un complot.
Pourtant, la réalité est claire : deux compétitions majeures, deux éliminations successives aux tirs au but. L’arbitrage peut toujours être discuté, mais le ballon n’a pas franchi la ligne du côté sénégalais. Le Maroc comme la Côte d’Ivoire ont fait preuve de sang-froid, là où les Lions ont flanché au moment décisif.
Ce refus constant d’accepter la défaite traduite une surtout difficulté à reconnaître ses propres faiblesses. L’orgueil sénégalais, alimenté par le statut de « grande nation du football africain », ne supporte pas l’idée que d’autres puissent être plus solides mentalement ou mieux préparés.
En football, perdre fait partie du jeu. S’accrocher éternellement à l’excuse de l’arbitrage empêche toute remise en question et, surtout, toute progression. À force de crier au scandale, les Lions de la Téranga risquent de passer pour ce qu’ils refusent d’être : de mauvais perdants.































