L’affaire judiciaire impliquant Souleymane Kamaraté Koné, plus connu sous le nom de Soul To Soul, refait surface. Ce mercredi 7 mai 2025, le parquet a requis une peine de cinq ans de prison contre l’ancien directeur de protocole de Guillaume Soro.
Les charges retenues contre Soul To Soul
Soul To Soul est poursuivi pour détention illégale d’armes à feu et complot contre l’autorité de l’État. Les faits remontent à 2017, lorsqu’une perquisition dans sa résidence de Bouaké avait permis de découvrir une importante cache d’armes, quelques mois après la mutinerie des ex-combattants démobilisés.
Selon l’accusation, cette découverte attesterait d’un complot visant à déstabiliser le pouvoir en place. À l’époque, cette affaire avait fortement secoué l’opinion publique et entaché l’image de Guillaume Soro, ancien président de l’Assemblée nationale, alors en froid avec le régime.

Une défense qui clame l’innocence
Les avocats de Soul To Soul contestent fermement les accusations. Selon eux, leur client n’avait aucune intention de fomenter un coup d’État. Ils soutiennent que les armes appartenaient aux ex-combattants, et que leur découverte dans la résidence de Bouaké était une conséquence de la désorganisation post-crise.
De son côté, Soul To Soul se dit victime d’un acharnement politique, lié aux tensions entre Guillaume Soro et le pouvoir ivoirien. Pour lui, cette procédure judiciaire s’inscrit dans une stratégie visant à affaiblir l’ancien Premier ministre et ses proches.
Un climat politique tendu
Cette réquisition intervient alors que Guillaume Soro, actuellement en exil, continue de dénoncer ce qu’il qualifie de persécution politique orchestrée contre ses alliés. Les partisans de l’ancien chef rebelle ont vivement réagi, estimant que cette condamnation est une manœuvre visant à étouffer toute opposition.
Le verdict attendu
Le tribunal rendra son verdict dans les prochains jours. Si la peine de cinq ans de prison ferme est confirmée, Soul To Soul risque de passer une longue période derrière les barreaux.
Cette affaire met une nouvelle fois en lumière la fragilité des rapports politiques en Côte d’Ivoire, où les anciens alliés deviennent souvent des adversaires farouches. Plus que jamais, la question de l’indépendance de la justice est posée par une partie de l’opinion publique, qui redoute un procès à caractère politique.
































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