Dans un communiqué publié le 1er mars 2025, le Ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme (MCLU) a tenu à démentir une affirmation faite lors d’une émission télévisée, selon laquelle l’approbation d’un lotissement serait conditionnée à la cession de lots au profit du ministère.

Le document précise que les seules affectations foncières à l’État dans le cadre des lotissements concernent les parcelles destinées aux équipements publics (écoles, centres de santé, espaces verts, marchés, infrastructures routières, etc.) et les réserves foncières pour des projets sociaux. Ces dispositions, rappelle le ministère, sont encadrées par la réglementation en vigueur et clairement mentionnées dans les arrêtés d’approbation des lotissements.
Le communiqué insiste sur le fait que les procédures d’approbation de lotissements sont fondées sur des critères techniques et urbanistiques et qu’aucune cession de lots au profit du ministère ou d’un acteur public ne peut être exigée dans ce cadre. Il appelle également la population à se référer exclusivement aux textes réglementaires et aux communications officielles du ministère pour toute information sur la gestion foncière.
Toutefois, alors que la question foncière suscite de nombreuses inquiétudes, cette communication ne répond pas directement aux préoccupations des personnes confrontées à des cas de spoliation foncière. De nombreux citoyens dénoncent des pertes de terrains sans explication claire ni possibilité de recours, un phénomène qui alimente un sentiment d’insécurité foncière.
Si le communiqué rappelle les principes réglementaires en vigueur, il ne mentionne pas de mesures concrètes pour accompagner les propriétaires fonciers confrontés à ces situations. Il ne précise pas non plus les recours possibles pour les citoyens estimant avoir été lésés, ni les actions entreprises par le ministère pour lutter contre d’éventuelles irrégularités dans l’attribution des terres.
Dans ce contexte, la question demeure : quelles solutions pour les victimes de spoliation foncière ? Les attentes restent fortes quant à des actions plus concrètes pour garantir la transparence et la sécurisation des droits fonciers en Côte d’Ivoire.































