L’accès au tribunal d’Abidjan-Plateau a été mouvementé ce mardi 2 avril 2025. Plusieurs députés du PDCI-RDA, dont Simon Doho, Aby Raoul et Jacques Ehouo, ont été empêchés par la police d’entrer dans l’enceinte du Tribunal de première instance. Leur objectif ? Assister à une audience cruciale concernant leur président, Tidjane Thiam.
Une barrière policière pour les élus de l’opposition
Les forces de l’ordre déployées aux abords du tribunal ont strictement filtré l’accès, empêchant non seulement les députés, mais aussi plusieurs militants et sympathisants du parti d’y pénétrer. Un blocage qui a suscité de vives réactions parmi les élus du PDCI-RDA.
« Nous sommes des représentants du peuple et nous avons le droit d’assister à cette audience », s’est indigné un député, dénonçant une entrave à la démocratie.
Une affaire judiciaire sous tension
L’affaire opposant Tidjane Thiam à Valérie Yapo est au cœur de cette agitation. Selon les dernières informations, Valérie Yapo a modifié ses demandes en justice, réclamant désormais la destitution de l’ancien patron du Crédit Suisse de son poste de président du PDCI-RDA. Elle demande également la nomination d’un administrateur provisoire pour diriger temporairement le parti.

Face à ces nouvelles requêtes, la justice a choisi de reporter le délibéré au 11 avril 2025. Une décision qui maintient le suspense autour de ce dossier sensible.
Une mobilisation qui interroge
Le fait d’empêcher des députés d’accéder au tribunal soulève des interrogations sur la transparence du processus judiciaire. Cette affaire, qui divise déjà en interne le PDCI-RDA, risque de prendre une tournure encore plus politique dans les jours à venir.
En attendant la prochaine audience, une question demeure : ce procès est-il uniquement judiciaire ou cache-t-il des enjeux politiques plus profonds ?































