La deuxième édition des Trace Awards s’est tenue le 26 février en Tanzanie, après une première édition réussie au Rwanda l’année dernière. Cet événement majeur, qui célèbre les talents de la musique afro-urbaine, a une fois de plus mis en lumière l’excellence des artistes du continent.
Les artistes ivoiriens, en lice dans neuf catégories, ont su défendre leur place sur la scène africaine, bien que cette édition ait été moins fructueuse en termes de trophées par rapport à l’année précédente. Avec trois distinctions remportées, la Côte d’Ivoire reste toutefois un acteur incontournable du showbiz francophone et ouest-africain.
Un bilan mitigé mais des victoires symboliques
Parmi les lauréats ivoiriens, Josey s’est imposée comme meilleure artiste francophone, confirmant son statut de figure emblématique de la musique ivoirienne. Didi B, qui continue d’élever le rap ivoirien à l’international, a été sacré meilleur artiste hip-hop. Tam Sir et la Team Paiya ont remporté le prix de la meilleure collaboration, et enfin Himra dans la categorie NEWCOMER , un artiste qui monte ne puissance et non des moindres . une récompense qui souligne l’impact du mouvement coupé-décalé et de la nouvelle génération d’artistes ivoiriens.
Si le ratio de victoires reste modeste, ces trophées restent hautement symboliques, affirmant la domination ivoirienne dans l’espace francophone et sa forte influence sur la scène musicale africaine.
Une organisation critiquée
Malgré son prestige, cette édition des Trace Awards a été fortement critiquée par les téléspectateurs et les internautes. Les principaux griefs portent sur une retransmission chaotique, marquée par des interruptions techniques, et une organisation jugée en deçà des attentes. Contrairement à l’édition rwandaise, saluée pour son professionnalisme et son faste, cette soirée tanzanienne a laissé un goût d’inachevé.

De nombreux spectateurs ont pointé l’absence de « bling-bling », pourtant promis par les organisateurs, ainsi que des problèmes logistiques qui ont nuit à l’expérience globale de l’événement.





Un événement toujours essentiel pour la culture afro-urbaine
Malgré ces couacs, les Trace Awards demeurent un rendez-vous crucial pour la valorisation de la musique afro-urbaine. L’édition 2025 a également mis en lumière la Tanzanie, offrant une vitrine exceptionnelle.
Les gagnants des Trace Awards 2025
Voici la liste complète des lauréats de cette 2ᵉ édition :
- Chanson de l’année – Tito & Huppe (Afrique du Sud)
- Album de l’année – Rema (Nigeria)
- Meilleure collaboration – Tam Sir & Team Paiya (Côte d’Ivoire)
- Meilleur clip vidéo – Meji Alabi
- Meilleur danseur – Makhadzi (Afrique du Sud)
- Meilleur DJ – DJ Moh Green (Algérie)
- Meilleur artiste africain global – Diamond Platnumz (Tanzanie)
- Meilleur artiste hip-hop – Didi B (Côte d’Ivoire)
- Meilleure artiste féminine – Tyla
- Meilleur artiste masculin – Rema (Nigeria)
- Meilleure performance live – Fally Ipupa (Congo)
- Meilleur producteur – P.Priime (Nigeria)
- Meilleur artiste gospel – Mercy Chinwo (Nigeria)
- Meilleur artiste francophone (Afrique) – Josey (Côte d’Ivoire)
- Meilleur artiste d’Afrique de l’Ouest – Ayra Starr (Nigeria)
- Meilleur artiste d’Afrique australe – Tyler ICU (Afrique du Sud)
- Meilleur artiste d’Afrique de l’Est – BIEN (Kenya)
- Meilleur artiste lusophone (Afrique) – Chelsea Dinorath (Angola)
- Meilleur artiste tanzanien – Nandy (Tanzanie)
- Meilleur artiste de la diaspora européenne – Joe Dwet Filé (France)
- Meilleur artiste de la diaspora brésilienne – Duquesa (Brésil)
- Meilleur artiste de la diaspora caribéenne – Lea Churros (La Réunion)
- Prix pour l’ensemble de sa carrière – D’Banj (Nigeria)
- Prix Zanzibar Awards – Zuchu (Tanzanie)
- Meilleure révélation – Himra (Côte d’Ivoire)
Malgré des critiques, les artistes africains continuent de briller, et cette deuxième édition des Trace Awards démontre une fois de plus l’importance de ces récompenses pour le rayonnement de la musique du continent.































